Plaque commémorative
De Maurice-Quentin de La Tour
Plaque commémorative (détruite) de Maurice-Quentin de La Tour
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Saint-Quentin ; Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
02691
Saint-Quentinois
Saint-Quentin
Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
En ville
Avant la Première Guerre mondiale mur sud de la chapelle Saint-Eloi collatéral sud du chœur
Oeuvre disparue :
Sculpture
Plan (rectangulaire vertical)
Cuivre : taillé, gravé ; bois : taillé, décor en relief, décor dans la masse
L'oeuvre était constituée d'une plaque en cuivre rectangulaire et verticale, portant une inscription commémorative gravée. La plaque était entourée d'un cadre de bois, orné d'un décor en relief, sculpté dans la masse. Le baron de Guilhermy, qui a décrit l'oeuvre au milieu du 19e siècle, pensait que le cadre en bois était orné d'un décor rapporté en stuc.
Portrait ; La Tour Maurice Quentin de ; peintre ; en buste ; de trois-quarts ; en médaillon ; guirlande ; ruban plissé ; ornementation ; crâne ; aile ; trophée ; peinture ; palette de peintre ; sculpture
L'épitaphe était surmontée du portrait en buste du pastelliste saint-quentinois Maurice-Quentin de La Tour. Le médaillon ovale qui renfermait le portrait était accompagné d'un ruban plissé et encadré d'une guirlande de feuillage. D'après Guilhermy, la partie inférieure était ornée d'une tête de mort, entre deux ailes. Les côtés étaient occupés par deux trophées. Celui de droite était composé d'objets en rapport avec la peinture : un chevalet, des pinceaux, une palette de peintre, un papier ou une toile enroulée. Les composants du trophée de gauche sont plus difficiles à identifier : on y reconnaît un buste, où Guilhermy voit une allusion à la sculpture.
Dimensions portées sur la fiche documentaire MH : h = 200 ; la = 102.
Oeuvre détruite
Le monument a disparu au cours de la Première Guerre mondiale.
Inscription (gravé, sur l'oeuvre, disparu, connu par document)
Texte de l'inscription commémorative : D.O.M. / A LA GLOIRE DE DIEU / ET / A LA MEMOIRE / DE MAURICE-QUENTIN DELATOUR, / NE A St-QUENTIN LE 5 7BRE 1704, / PEINTRE DU ROI, / CONSEILLER DE L'ACADEMIE ROYALE / DE PEINTURE ET DE SCULPTURE DE PARIS / ET HONORAIRE DE L'ACADEMIE DES SCIENCES ET BELLES-LETTRES D'AMIENS ; / BIENFAITEUR / DE CES DEUX ACADEMIES, / EMULE DE LA NATURE / DANS SES PORTRAITS ; / PERE DES ARTS / DANS L'ETABLISSEMENT / DE L'ECOLE ROYALE GRATUITE DE DESSIN / DE CETTE VILLE ; / PERE DES PAUVRES / DANS LES FONDATIONS / POUR LES FEMMES EN COUCHES / ET / POUR LES PAUVRES VIEUX ARTISANS ; / BON PARENT, / BON AMI, / BON CITOYEN, / ESPRIT JUSTE ET ORNE, / COEUR DROIT ET GENEREUX, / ORNEMENT ET SOUTIEN DE L'HUMANITE, / MORT LE 17 FEVRIER 1788 / EN LA 84e ANNEE DE SON AGE. / LES ADMINISTRATEURS DE SES FONDATIONS / DANS CETTE VILLE / ONT ERIGE CE MONUMENT / DE REGRETS / ET / DE RECONNAISSANCE.
Lieu de provenance : Picardie, 02, Saint-Quentin, église Saint-André
4e quart 18e siècle
Le pastelliste et peintre du Roi, Maurice-Quentin de La Tour, originaire de Saint-Quentin, meurt dans sa ville natale le 17 février 1788. Ses obsèques ont lieu le lendemain et, bien qu'habitant la paroisse Saint-Remi, l'artiste est inhumé dans le cimetière de l'église Saint-André où reposent déjà ses parents. Un monument commémoratif est placé dans l'église Saint-André, formé d'une inscription composée par un ami du peintre, l'abbé Charles-Vincent Duplaquet, futur député du Tiers-Etat en 1789. Le cadre de l'inscription comporte un portrait en buste de l'artiste dans un médaillon, exécuté par le sculpteur valenciennois Antoine-Joseph Debocq. Lors de la suppression de la paroisse Saint-André et de la fermeture de l'église en 1791, le monument est transporté en grande pompe à la collégiale le 15 mai 1791. Il est d'abord scellé sous l'horloge, près du portail de Labon. D'après Jules Hachet, c'est en 1876 qu'il gagne la chapelle Saint-Eloi où il demeure jusqu'à la Première Guerre mondiale. Les Allemands emportent la plaque vers la fin du conflit, ne laissant en place que le cadre en bois. Toute trace de l'oeuvre a aujourd'hui disparu. En 2004, à l'occasion de la célébration du tricentenaire de la naissance de Maurice-Quentin de La Tour, une copie du monument a été réalisée et installée dans la basilique le 5 septembre 2004.
Propriété de la commune
classé au titre objet
À signaler
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la basilique
IM02004644
2001
2008