Plaque commémorative
De François de Sons, et de son fils François
Eléments des deux plaques obituaires de François de Sons, et de son fils François (ensemble de quatre pilastres)
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Saint-Quentin ; Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
02691
Saint-Quentinois
Saint-Quentin
Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
En ville
Oeuvre disparue : ; lieu de déplacement : Picardie,02,Saint-Quentin,musée Antoine-Lécuyer
Taille de pierre ; sculpture
D'applique ; plan (rectangulaire vertical)
Calcaire (monolithe, gris) : taillé, poli, décor en relief, décor en bas-relief, décor dans la masse
Les deux pilastres subsistants sont composés chacun d'un unique bloc de calcaire gris (appelé localement : pierre bleue). Ils sont ornés sur la face antérieure d'écus en fort relief, sculptés dans la masse. Contrairement à ce qu'on peut lire dans plusieurs descriptions, les meubles des écus ne sont pas gravés, mais sculptés en très faible relief. Des dessins anciens montrent que les deux autres pilastres étaient presque identiques à ceux-ci.
Armoiries ; écu ; cartouche
Chacun des pilastres est orné de cinq écus superposés. Sur la paire de pilastres disparue, chaque écu était surmonté d'un cartouche.
Dimensions du pilastre armorié, intact : h = 98 ; la = 20 ; pr = 11. Dimensions du pilastre cassé en deux : h = 91 ; la = 19,5 ; pr = 7,5. Les écus font une saillie de 3 cm.
Élément ; mauvais état ; manque ; oeuvre incomplète
Les quatre pilastres classés en 1915 sont les seuls éléments subsistants de deux monuments commémoratifs de la famille de Sons. Actuellement, deux ont disparu. L'un des deux pilastres subsistants est brisé en deux et l'écu inférieur est amputé de moitié.
Armoiries (sculpté, sur l'oeuvre, connu par document) ; inscription concernant l'iconographie (gravé, sur l'oeuvre, disparu, connu par document, incomplet) ; numéro d'inventaire (manuscrit, sur l'oeuvre)
Les armoiries étaient identiques sur les deux monuments. Le pilastre de droite portait, de haut en bas, les armoiries de la famille de Sons (de gueules, fretté d'or au franc canton d'azur chargé d'une anille d'argent), les armoiries d'alliance Sons-Partenay, les armoiries d'alliance Sons-des Fossés, les armoiries de la famille de Partenay (de gueules au chevron d'argent accompagné de trois besants d'or), enfin des armoiries que Henri Tausin identifie comme celles de la famille de Bezannes (d'azur semé de besants d'or, au lion d'argent armé et lampassé de gueules brochant sur le tout). Le pilastre de gauche avait reçu les armoiries de la famille des Fossés (de gueules, à deux lions d'or adossés et passés en sautoir, lampassés d'azur, les queues doublement enlacées), les armoiries de Saintines (d'or à trois têtes de maure de sable, deux et une tortillées d'argent), celles de Moncy (écartelé d'or et de gueules), celles de Mouy (de gueules, fretté d'or), enfin celles de Gaucourt (d'hermines, à deux bars adossés de gueules). Sur le monument de François de Sons (le fils), chaque écu était surmonté d'un cartouche portant gravé le nom de la famille ou de la seigneurie correspondante. Une lithographie de J. Pilloy, jointe à l'étude de Henri Tausin, reproduit les inscriptions portées sur les deux pilastres disparus : DE SONS / PARTENAY / DESFOSSES / [PA]RTENAY / [.........] / DESFOSSES / SAINTINES / MONCY / MOVY / GAVCO[VRT].Depuis leur entrée au musée de Saint-Quentin, les pilastres portent des numéros d'inventaire, inscrits à l'encre noire. Le pilastre intact porte le numéro : 1981.8.1 et les deux éléments du pilastre brisé portent les numéros 1981.8.2 (1) et 1981.8.2 (2).
2e quart 17e siècle
Le chanoine Charles de La Fons, qui rédige l'histoire et la description de la collégiale dans le courant des années 1640, rapporte que François de Sons, chevalier, sieur de Pommery, lieutenant pour le roi au gouvernement de Saint-Quentin, décède le 17 juin 1599. Le défunt est inhumé dans la chapelle Notre-Dame de Lorette (actuelle chapelle Saint-Joseph), à main droite. Son fils, également prénommé François, portant les mêmes titres et titulaire des mêmes charges que son père, meurt le 25 octobre 1636. Il rejoint son père dans la chapelle Notre-Dame de Lorette, mais à main gauche. C'est seulement après le décès du fils que les deux tombes reçoivent une dalle funéraire : en effet, Charles de La Fons souligne que les dalles posées sur la sépulture des sieurs de Pommery sont récentes, n'ayant été installées que depuis sept à huit ans. Deux "épitaphes nouvellement faites", réalisées en marbre, jaspe et albâtre, contribuent aussi à commémorer le souvenir des défunts et les obligations liées à leurs fondations obituaires. Celle du père est alors dressée contre le pilier qui se trouve derrière l'armoire à reliquaires, tandis que celle du fils est placée devant la chapelle Notre-Dame de Lorette. Ces tableaux commémoratifs adoptaient la même composition, décrite dans un acte notarié de 1736 publié par Henri Tausin. Le monument était constitué d'une plaque de marbre sur laquelle étaient gravés l'épitaphe du défunt et le texte de sa fondation obituaire. La plaque était surmontée d'un fronton orné des armes du défunt, et cantonnée par deux pilastres arborant des écus armoriés.Pour des raisons inconnues, le monument de François de Sons (fils) est déplacé dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste avant 1736. Ces deux tableaux sont probablement détruits lors de la tourmente révolutionnaire, qui épargne pourtant, contre toute attente, les quatre pilastres chargés d'armoiries.En 1855, le baron de Guilhermy remarque les pilastres dans la chapelle Saint-Michel au premier étage du clocher. Après la restauration des chapelles du déambulatoire dans la seconde moitié du 19e siècle, ils gagnent la chapelle Saint-Louis où ils servent de socle à quatre des six statues d'albâtre provenant de la balustrade de l'ancien maître-autel. Contre le mur droit, les pilastres provenant du tableau commémoratif de François de Sons (père) soutenaient les statues de Charlemagne et saint Louis, tandis que les deux autres pilastres, contre le mur gauche, portaient les statues d'Aaron et Melchisédech. Les quatre pilastres sont classés Monument historique en 1915 puis disparaissent en 1917 ou 1918 et sont déclarés détruits.Après les avoir achetés à M. Desmettre, de Villers-Carbonnel, l'antiquaire Gérard Hollville et son épouse, installés à Daours, offrent en 1981 au musée de Saint-Quentin les deux pilastres provenant du monument de François de Sons (père). Les deux autres pilastres n'ont pas été retrouvés.
Propriété de la commune
classé au titre objet
À signaler
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la basilique
IM02004644
2001
2008