Monument funéraire
Dit du chanoine de Nocé
Monument funéraire, dit du chanoine de Nocé
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Saint-Quentin ; Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
02691
Saint-Quentinois
Saint-Quentin
Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
En ville
Troisième chapelle sud du déambulatoire dite chapelle Sainte-Croix mur nord
Sculpture ; marbrerie
D'applique ; élévation (forme complexe)
Marbre (en plusieurs éléments, gris) : taillé, décor en relief, décor dans la masse, décor rapporté ; marbre (blanc, monolithe) : taillé
Les descriptions, les photographies anciennes et les éléments encore en place permettent de reconstituer le monument funéraire aujourd'hui mutilé. Ce monument d'applique est actuellement constitué de plusieurs éléments superposés, en marbre de couleur gris foncé : un cadre rectangulaire, dont la partie inférieure est chantournée, surmonté de moulurations, l'ensemble étant couronné par une console. Ces éléments comportent un décor en relief taillé dans la masse. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, la partie inférieure servait de cadre à un tableau qui y était encastré. La disparition de ce dernier a laissé apparent un remplissage de plâtre et de stuc. Quant à elle, la console supérieure servait de socle pour un buste en ronde-bosse, sculpté dans le marbre blanc.
Portrait ; homme ; en buste ; de face ; chanoine ; barbe ; moustache ; ornementation ; acanthe ; cuir découpé ; coquille Saint-Jacques
Le portrait en buste était censé représenter le comte de Nocé, chanoine prébendé de la collégiale, figuré sous les traits d'un homme d'âge mûr portant la fine moustache et la mouche ou "royale", caractéristiques du règne de Louis XIII. Le monument funéraire comporte un décor de cuir découpé et de moulurations géométriques. La console est ornée de deux rinceaux d'acanthe encadrant une coquille Saint-Jacques.
Dimensions totales : h = 86, la = 122, pr = 27. Dimensions de la plaque : h = 60, la = 122, pr = 18. Dimensions de la console : h = 26, la = 75, pr = 27. Les dimensions du buste sont inconnues.
Élément ; oeuvre mutilée ; manque
L'élément inférieur a perdu des fragments de matière, au niveau de son décor en relief. Le buste du chanoine de Nocé a disparu, ainsi que le tableau.
Graffiti (gravé, sur l'oeuvre, lecture incertaine)
Le remplissage en plâtre et stuc du cadre du tableau a servi de support à de nombreux graffitis. L'un d'entre eux : [28 ou 48...] DIVISION 25. 4. 1918, a été réalisé par un soldat allemand présent à Saint-Quentin lors des offensives allemandes victorieuses du général Ludendorff.
Milieu 17e siècle
Bien qu'aucun document d'Ancien Régime ne semble mentionner le nom du personnage représenté, ce monument funéraire est réputé être celui du comte de Nocé, chanoine de la collégiale de Saint-Quentin dans la première moitié du 17e siècle. Le monument est alors constitué d'un tableau peint sur marbre et de son encadrement en pierre, d'un buste en marbre du défunt et de son socle. Le buste a disparu, mais Augustin Bacquet en donne la description suivante : "Le visage est sévère, la bouche fine et ombrée d'une moustache tandis qu'une mouche la souligne, les cheveux ondulés flottant sur la nuque et couvrant à peine le front". Cette description est corroborée par une photographie de l'oeuvre, antérieure à la Première Guerre mondiale. Le monument peut être daté du 2e quart du 17e siècle ou dépasser de quelques années le milieu du siècle, comme en témoignent divers détails du buste, tels le traitement du surplis, le large col, ou la forme de la moustache et de la barbe. Le nom des artistes qui ont réalisé cette oeuvre ne nous est pas parvenu. L'ensemble est particulièrement représentatif de ces monuments funéraires, qui réunissent figuration du défunt et image de dévotion, et qui fleurissent aux 16e et 17e siècles. Au 18e siècle, le monument se trouve adossé "contre l'un des gros piliers du choeur", vers le collatéral. Vers le milieu du 19e siècle, le baron de Guilhermy le remarque sur la sixième travée sud du mur du choeur. Enfin, lors de la restauration intérieure de cette église dans la seconde moitié du 19e siècle, le monument migre vers la chapelle Sainte-Croix où il est toujours présenté. Le buste du défunt et le tableau sur marbre sont retirés de leur support en mars 1917 et emportés par les troupes allemandes. L'encadrement en pierre et le socle en forme de console restent sur place et sont endommagés en 1917 ou 1918. Le buste et le tableau n'ont pas été restitués au retour de la paix et ont disparu. Du monument, il ne subsiste donc in situ que le cadre ébrêché et le socle. Le tableau fait l'objet d'un dossier particulier.
Propriété de la commune
classé au titre objet
À signaler
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la basilique
IM02004644
2001
2008