Plaque funéraire
Du chanoine Pierre Alavoine
Plaque funéraire du chanoine Pierre Alavoine
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Saint-Quentin ; Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
02691
Saint-Quentinois
Saint-Quentin
Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
En ville
Bras nord du grand transept mur ouest
Taille de pierre
Plan (rectangulaire horizontal) ; encastré
Calcaire (blanc, monolithe) : taillé, gravé, peint
La plaque funéraire est une dalle en calcaire blanc, encastrée dans le mur occidental du bras nord du grand transept. L'épitaphe est gravée sur la totalité du champ. Des traces de peinture signalent que les lettres gravées étaient, à l'origine, également peintes.
La = 43. La hauteur de la plaque empêchant de la mesurer, la largeur donnée ne peut être qu'approximative.
Mauvais état
La surface est usée et a perdu quelques fragments de matière, ce qui rend une partie de l'épitaphe difficilement lisible.
Épitaphe (gravé, peint, sur l'oeuvre, français, partiellement illisible, connu par document)
L'épitaphe est gravée sur l'ensemble du champ de la plaque, et conserve des traces de peinture. Plusieurs petites parties de la pierre (surtout à l'emplacement du nom du défunt, sont endommagées et difficilement déchiffrables. Toutefois, un dessin de cette plaque, réalisé en 1876 et conservé à la Société académique de Saint-Quentin, permet de connaître l'intégralité du texte. Epitaphe : Chi deva[n]t gist Mess[ire Pierre] / [Alavo]in[n]e pstre iadis cha/nonne de ceste esglise qui / trespassa le p[re]mier iour / du mois de decembre / l'an mil cccc xxxix / Dieux en ait l'ame. Amen.
2e quart 15e siècle
La plaque funéraire du chanoine Pierre Alavoine, décédé le 1er décembre 1439, a sans doute été réalisée peu après. Il est difficile de dire si elle occupe son emplacement d'origine, car la collégiale et son mobilier ont connu au cours des siècles de nombreux remaniements et restaurations. Néanmoins, cette plaque était déjà à l'emplacement qu'elle occupe actuellement, quand elle fut dessinée par l'architecte Joachim Malézieux, avant 1876. Ce relevé, conservé à la Société académique de Saint-Quentin, permet de connaître l'intégralité de l'épitaphe, légèrement endommagée au cours du premier conflit mondial. Si cette plaque n'offre pas au regard de décor remarquable, elle se rapporte néanmoins à un personnage dont la générosité a permis de doter le monument d'un meuble exceptionnel. En effet, le chanoine Quentin de La Fons souliqne qu'en 1409, Pierre Alavoine, prêtre et chanoine, avait donné 100 florins d'or pour un obit au jour de son décès, et que cette somme fut employée pour construire la "nouvelle trésorerie", c'est à dire l'armoire aux reliquaires toujours visible au nord du choeur.
Propriété de la commune
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la basilique
IM02004644
2009
2009