Tombeau
Gisant
De Pierre d'Estourmel et de sa fille Adrienne
Tombeau (gisant) de Pierre d'Estourmel et de sa fille Adrienne
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Saint-Quentin ; Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
02691
Saint-Quentinois
Saint-Quentin
Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
En ville
Troisième chapelle nord du déambulatoire dite chapelle Saint-Louis
Taille de pierre ; sculpture
Plan (rectangulaire vertical)
Calcaire (gris, monolithe) : taillé, poli, décor en demi-relief, décor dans la masse
Dans son état actuel, le tombeau est constitué d'une vaste dalle en calcaire gris, appelé communément : pierre bleue. Les deux gisants et le décor sont sculptés dans la masse en demi-relief.
Groupe de figures ; mort ; couché sur le dos ; famille ; homme ; armoiries ; écu ; casque ; cygne ; feuillage
Sur la dalle, sont représentés un homme et une femme, couchés sur le dos et les mains jointes. A notre gauche, Pierre d'Estourmel (ou Creton d'Estourmel), barbu, porte l'armure et l'épée. Sa tête repose sur son heaume, et ses pieds s'appuient sur un lion couché de profil. Un gantelet le sépare du personnage féminin allongé à sa gauche. Selon l'épitaphe, il s'agirait de sa fille Adrienne d'Estourmel. Vêtue d'une robe à ceinture et d'un manteau, la défunte appuie la tête sur un coussin et les pieds sur un lévrier couché de profil. L'espace entre les deux têtes est occupé par les armoiries familiales : l'écu est couvert d'un casque à panache ayant un cygne pour cimier. L'écu armorié se remarque également sur la tunique de Pierre d'Estourmel et sur le manteau de la femme allongée à ses côtés.
Mesures du bloc monolithique : l = 215 ; la = 125 ; h = 35.
Manque ; mauvais état
D'après une description du millieu du 19e siècle, la pierre reposait à l'origine sur quatre supports chargés d'armoiries. Ces supports ont aujourd'hui disparu. Des parties du bloc sont cassées ou très endommagées : les pieds du défunt, le museau du chien, les mains de la défunte ainsi que son bras gauche. Des éléments de l'épitaphe manquent également. Les deux visages et la tête du lion sont extrêmement usés.
Épitaphe (sculpté, sur l'oeuvre, français, incomplet, disparu, connu par document) ; armoiries (sculpté, sur l'oeuvre, connu par document)
L'épitaphe est sculptée en réserve sur le pourtour de la dalle. Certains mots ont été endommagés et manquent partiellement ou en totalité. Un relevé de 1857 permet de combler certaines de ces lacunes. La date de décès d'Adrienne d'Estourmel n'a jamais été sculptée. Epitaphe : [...] DE . [...] . NOBLE . HO[M]E . PIERE . DESTORML . SR . DE . VENDUYL . QUI . TRE[PAS]SA . EN . LA . CITE . DE . CA[M]BRAY . LE . VIIIe . IOUR . DE . IULLET . A[N] / [M] . Vc XX VIII . FUT . ENT[E]RRE . A . St . GIRY . QUANT . ON . FIT . LE . CHASTIAU[....... / ........] CY . GIST . MADAMOISELLE . ANDRIEN . DESTORML . FILLE . DUDY . SR . DETORM[E]L QUI / TREPASSA . L'AN . MIL Vc . ET [..........]. L'épitaphe est inachevée. Les armoiries sculptées entre les personnages et sur leurs vêtements sont celles de la famille Creton d'Estourmel : de gueules à la croix crételée d'argent.
Lieu de provenance : Picardie, 02, Vendhuile, église paroissiale Saint-Martin
2e quart 16e siècle
Pierre d'Estourmel, membre d'une noble famille du Cambrésis et seigneur de Vendhuile, meurt à Cambrai le 8 juillet 1528. Il est d'abord inhumé dans l'église saint-Géry de Cambrai. Puis ses restes sont ensuite transportés dans l'église paroissiale de Vendhuile où ils sont réunis à ceux de sa famille et recouverts de ce monument funéraire. Ce monument a sans doute été réalisé du vivant de sa fille Adrienne, dans la mesure où la date de décès de cette dernière a été laissée inachevée. D'après l'ouvrage historique de l'abbé Paul Decagny consacré au château de Suzanne et à la maison d'Estourmel, le monument était alors formé de la pierre avec les gisants et de quatre supports ornés des armoiries familiales : le premier portait les deux écus des époux. Le deuxième était orné d'un écu chargé de trois jumelles posées en fasce (il s'agit peut-être des armoiries de la famille de Noyelles-Vion : d'azur à trois jumelles d'or). Enfin, sur l'un des deux autres se trouvaient vraisemblablement les armes de la famille de Barbançon, famille maternelle de Pierre d'Estourmel. A l'époque de la Révolution, le tombeau est renversé, puis jeté hors de l'église. Un maire de Vendhuile, M. Audin, vers 1845, fait don de la dalle au musée de Saint-Quentin qui la dépose dans le vestibule du Palais de Justice (Fervaques). Le musée a déposé l'oeuvre à la basilique en 1977.
Propriété de la commune
inscrit au titre objet
À signaler
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la basilique
IM02004644
2009
2009