Enfeu
De Grégoire de Ferrière
Tombeau en enfeu de Grégoire de Ferrière
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Saint-Quentin ; Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
02691
Saint-Quentinois
Saint-Quentin
Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
En ville
Déambulatoire nord revers de l'armoire à reliquaires
Taille de pierre ; sculpture
Plan (rectangulaire) ; élévation (droit, en arc brisé) ; encastré
Calcaire (en plusieurs éléments) : taillé, ajouré, peint, polychrome, décor en relief, décor dans la masse
Le monument adopte la forme d´une grande niche, ou enfeu, en arc brisé, ménagée dans l'épaisseur du mur du sanctuaire. La niche est surmontée d´une fine arcature ornementale ajourée, composée de neuf lancettes juxtaposées. A l'intérieur de la niche, un socle massif orné d'un décor sculpté dans la masse, porte le gisant du défunt. Le tympan de l'enfeu est orné d'une peinture monumentale polychrome. Deux supports de section carrée, qui servaient peut-être de socles pour des statues, cantonnent l'enfeu.
Ornementation ; quadrilobe ; cercle ; arc polylobé ; chapiteau ; feuillage ; fleuron
L'arc brisé de la niche est également polylobé. Son extrados est bordé de feuillage et sommé d'un fleuron. Les chapiteaux de ses colonnettes sont ornés de feuillage. L'avant du socle du gisant est occupé par une frise de cercles renfermant chacun un quadrilobe.
La = 335.
Manque ; oeuvre restaurée ; oeuvre complétée
Il manque le gisant de Grégoire de Ferrière qui a été détruit pendant la Révolution. L'enfeu a été restauré dans les années 1860 et a presque retrouvé son apparence originale avec l'installation du gisant de l'archiprêtre Tavernier et d'une clôture en fer forgé.
Inscription concernant le destinataire (peint, sur l'oeuvre, récent, incomplet, connu par document)
Une inscription commémorant le premier destinataire de l'enfeu a été peinte sur une moulure de l'arcade vers 1865. Cette inscription est aujourd'hui partiellement effacée ; mais elle peut être complétée grâce à des relevés publiés. Inscription : [ICI FUT LA SEPULTURE DETRUITE] EN 1793 [DE MAITRE GREGOIRE] DE FERRIERES, CHAN. DE CETTE EGLISE [COLL. ET ROY. VERS L'AN DE N.S. 1260].
Lieu d'exécution : Picardie, 02, Saint-Quentin
Limite 13e siècle 14e siècle
Selon le chanoine Quentin de La Fons, Grégoire de Ferrière occupe le premier rang parmi les chanoines donateurs. C'est à son inépuisable générosité envers le chapitre et à la noblesse de sa famille qu'il doit d'avoir reçu les honneurs d'un des plus beaux tombeaux de la collégiale, à proximité du sanctuaire. Si les historiens d'Ancien Régime s'accordent sur la beauté de ce monument, aucun d'entre eux ne nous a transmis le nom de son auteur ni la date de sa construction. On peut toutefois placer son édification à la limite des 13e et 14e siècles. Il est assurément postérieur à la mort du chanoine, survenue en 1293 (date de son testament) ou peu après, et peut entretenir un rapport avec la construction de la clôture du choeur, vers 1316, par le maître-maçon Jean Lebel. De La Fons précise que l'enfeu abritait un gisant du défunt, portant la tunique et le manipule, et un livre dans ses mains. L'épitaphe était inscrite sur une pierre, au fond de la niche, mais il n'en subsistait déjà plus qu'une partie, vers le milieu du 17e siècle, le reste ayant été brisé : Cy gist Me Grégoire de Ferrières [...]. Enfin, une clôture de menuiserie protégeait l'enfeu. Si l'on en croit un dessin de l'album Pingret en 1804, le gisant avait la tête à l'ouest, posée sur un coussin, et ses pieds reposaient sur un chien. Le tombeau est endommagé pendant la Révolution, et le gisant est détruit. Dans la première moitié du 19e siècle, le socle subsistant du gisant est utilisé comme siège. L'ensemble est restauré dans le courant des années 1860, sous la direction de l'architecte Pierre Bénard. A la mort de l'archiprêtre Tavernier, survenue le 5 mars 1865, la paroisse manifeste le désir d'élever à son pasteur défunt un monument commémoratif, en harmonie avec le monument. Le choix se porte tout naturellement sur cet enfeu comme cadre, et la statue de l'archiprêtre, sculptée en 1865, est bénie le 6 mars 1866. A cette occasion, la peinture du tympan est restaurée, un nouveau décor peint est apposé, intégrant une inscription qui rappelle la destination d'origine du tombeau, enfin des inscriptions commémorant les faits marquants de la vie de l'archiprêtre Tavernier sont gravées sur le mur de fond de l'enfeu. La pose d'une clôture en fer forgé en 1866 a marqué l'achèvement du réaménagement et de la restauration de ce monument funéraire. La statue de l'archiprêtre Tavernier et la peinture murale du tympan font l'objet de dossiers particuliers.
Propriété de la commune
classé au titre immeuble
À signaler
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la basilique
IM02004644
2009
2009