Chape
Ornement doré
Chape d'un ornement doré
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Soissons ; Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais ; Cardinal-Binet (place)
02722
Soissonnais
Soissons-Sud
Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais ; Cardinal-Binet (place)
En ville
Sacristie
Tissu ; broderie
Plan (semi-circulaire)
Fil métal : drap d'or ; lin (blanc, garniture) : brodé, polychrome
La forme de la chape avoisine le demi-cercle. Elle est réalisée en drap d'or et constituée de cinq lés de tissu juxtaposés, de 50 cm de largeur, complétés à chaque extrémité par un élément de faible taille. Une patte de tissu permet la fermeture. Des orfrois réalisés avec un tissu de lin blanc, brodé de fils de soie de couleurs variées, recouvrent le chaperon et longent l'ouverture de la chape. Ces orfrois sont bordés par un galon de fil de métal. Des franges en cannetille de fil d'or sont fixées au pourtour du chaperon.
Le chaperon est recouvert par une scène représentant le Couronnement de la Vierge par les trois personnes de la Trinité. La Vierge, au premier plan et au centre, semble agenouillée, de face et les mains jointes. La colombe du Saint-Esprit vole au-dessus d'elle. Derrière elle et à gauche, Dieu le Père, portant une couronne fermée (ou une tiare) sur la tête, bénit la Vierge et s'apprête à la couronner. À droite, le Christ, assis comme son Père, assiste à la scène en tenant sa croix.Sur le devant de la chape, chaque orfroi comporte trois sujets superposés, qui se répondent de part et d'autre de l'ouverture et qui sont formés chacun d'une association de deux personnages, debout dans une niche surmontée d'une coquille. Les individus auréolés sont assurément des saints, mais certains sont dépourvus de nimbe et pourraient être, soit des serviteurs ou amis, soit des juges ou bourreaux. L'orfroi de gauche (pour l'observateur) représente de haut en bas : saint Paul tenant l'épée de son martyre, et un homme muni d'un livre. Lui succède un saint évêque ganté, portant la crosse et la mitre, accompagné d'un homme jeune. Le registre inférieur est occupé par un diacre lisant dans un livre ouvert et par sainte Marie-Madeleine tenant son habituel vase de parfum. De l'autre côté, leur répondent saint Pierre avec sa clé, et un homme portant un capuchon. Puis vient un saint évêque bénissant, accompagné d'un jeune homme. Enfin, une sainte lisant dans un livre à côté d'un bâtiment ajouré de fenêtres - sans doute sainte Barbe et sa tour - est accostée d'un saint diacre tenant à la main des entraves - peut-être saint Ferréol de Besançon ou saint Léonard de Noblat. Le tissu de la chape est orné d'un semis de croix grecques fleuronnées.
H = 132 ; la = 292. Les mesures ont été prises, la chape étant étalée.
Remontage
Les orfrois ont été restaurés et remontés sur un tissu moderne. Ce tissu est usé.
Milieu 16e siècle ; 20e siècle (?)
Cette chape est composée d'orfrois brodés vers le milieu du 16e siècle, actuellement remontés sur un tissu en drap d'or du 20e siècle.Aucun document d'archives ne semble la mentionner, d'autant que les rares inventaires d'ornements qui existent se contentent d'énumérer le nombre de pièces qui composent ces ensembles, en les classant par couleurs liturgiques. Il est peu probable qu'elle soit l'unique survivante du revestiaire des chanoines, reconstitué avec l'aide des diocèses voisins après le pillage de la cathédrale par les protestants en 1567-1568. Sa présence doit plus vraisemblablement résulter d'un don ou du legs testamentaire d'un chanoine ou d'un évêque du 19e siècle.
Propriété de l'Etat (?)
inscrit au titre objet
À signaler
Dossier individuel
2004
2013