Barrière (2)
Barrière levante ; barrière automatique
2 barrières levantes automatiques
Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Champagnole ; rue Léon et Georges Bazinet ; maison de garde-barrière et passage à niveau n° 8
39097
Anciennement région de : Franche-Comté
La voie ferrée Andelot - La Cluse
Champagnole
Léon et Georges Bazinet (rue)
Maison de garde-barrière et passage à niveau n° 8
IA39001097
De part et d'autre de la plate-forme
Patrimoine ferroviaire ; industrie de construction mécanique et de petite métallurgie
Métal ; plastique
Le passage à niveau n° 8 est actuellement classé en SAL 2, c'est-à-dire en passage à niveau à signalisation automatique lumineuse et sonore équipé de deux demi-barrières (type G2 des balises routières). Commandée par le sémaphore le plus proche dans le sens Andelot-en-Montagne La Cluse ou par une pédale d'armement dans l'autre, voire en manuel si besoin, chacune de ces demi-barrières ferme la moitié droite de la chaussée de la rue de l'Egalité. Réalisée en plastique et peinte de bandes alternativement rouges et blanches, elle est conçue pour ne pas résister au choc avec un véhicule, afin de ne pas bloquer celui-ci sur la voie ferrée. Munie d'un contrepoids, elle est actionnée par un moteur électrique protégé par une caisse métallique.
Dimensions non prises
En service
Inscription concernant le propriétaire ; inscription concernant le fabricant ; date ; plaque signalétique
Plaque fixée sur la protection du moteur côté gauche : SNCF Type Aster 70 / N° de fabrication : AA 2005 / ISO WV Date 02/75 / Symbole SNCF D.980.4858. Plaque fixée à l'arrière d'une barrière : SNCF / Brevets Deschamps / Trimestre 1993 / 70 C 09809720.
Oeuvre de série
4e quart 20e siècle
1975
Le passage à niveau n° 8 a été quipé à sa création en 1890 avec des barrières roulantes (les deux autres types utilisés sont alors les barrières pivotantes et les barrières levantes ou barrières oscillantes) et des portillons pour les piétons. Cet équipement a ensuite été remplacé par des barrières levantes, dont le fonctionnement a été automatisé dans les années 1970, date confirmée par celle de février 1975 portée sur la plaque de protection du moteur. Ses mécanismes relèvent du système Aster, l'un des fournisseurs mis en concurrence par la SNCF pour ce marché (avec Mors, Alsthom, Asea-Hillairet et Saxby-Devaux). Les origines de cette société semblent remonter aux Ateliers de Construction mécanique L'Aster, produisant au tout début du 20e siècle des moteurs, châssis et boîtes de vitesse pour automobiles. Installée à Saint-Denis, rue Gabriel Péri, elle devient Société des Compteurs et Moteurs Aster, et fabrique des postes d'aiguillage à leviers d'itinéraires mais aussi du matériel de signalisation. Cette branche d'activité est reprise en 1969 par la Compagnie de Signaux et d'Electricité (fondée en 1902 sous le nom de Compagnie des Signaux pour Chemins de Fer), devenue Compagnie de Signaux et d'Entreprises électriques (CSEE) en 1920 et intégrée au groupe italien Ansaldo (entreprise de construction ferroviaire apparue en 1843), lui-même absorbé par Finmeccanica en 1993. Les lisses des barrières ont été remplacées ultérieurement, après 1993 date de leur fabrication (à Saint-Raphael, Var ?) par l'entreprise Deschamps Père et Fils, apparue à la fin des années 1980 par scission de la société Deschamps (qui, depuis 1956, fabriquait des bateaux du type dériveur Ponant).
Propriété d'un établissement public de l'Etat
Dossier individuel
Moteurs électriques
2005
2008
Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00