Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinele mobilier de l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
le mobilier de l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Référence de la notice
IM40002131
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
20 mai 2008
Date de dernière modification de la notice
28 février 2020
Rédacteur de la notice
Maisonnave Jean-Philippe
Mentions légales
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
le mobilier de l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Landes (40) ; Arjuzanx ; église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
Aire d'étude
Morcenx
Milieu d'implémentation (Inventaire)
en village
Code INSEE de la commune
40009
Description
Date de l'enquête ou du récolement
1995
Historique
Description historique
L'église d'Arjuzanx possédait jusqu'à la Révolution trois autels, dédiés à saint Jean-Baptiste (maître-autel), à la Vierge et à saint Michel. Ce mobilier aurait été 'abattu et brûlé' sur la place publique en 1793, à l'exception du retable en bois doré de l'autel principal, qui subsistait encore vers 1850. Quelques éléments importants de ce décor ancien ont toutefois été conservés, comme la chaire à prêcher, un bénitier et deux statues d'anges adorateurs du 18e siècle, ainsi qu'un Christ en croix, peut-être du 17e siècle, restauré en 1858 et auquel était attachée une dévotion locale. Après le Concordat et le rétablissement du culte, le curé Lescarret, revenu de son exil espagnol, offre à l'église de nouveaux ornements liturgiques et une 'magnifique croix de procession en argent de fabrique espagnole', qui sera revendue dans les années 1830 pour financer des réparations à l'édifice. Le tabernacle-tour en bois doré conservé dans le choeur, qui provient sans doute d'un ensemble démembré, ne semble remonter qu'au début du 19e siècle, tandis que le maître-autel actuel, de style encore Louis XV, pourrait être le meuble acquis par la fabrique entre 1834 et 1846. Le reste du mobilier est installé dans la seconde moitié du même siècle, après la restauration et l'agrandissement de l'église en 1857-1858 par l'architecte Sibien : trois verrières à personnage sont posées à cette époque par le verrier toulousain L.-V. Gesta, tandis que la cloche, brisée en 1857, est refondue l'année suivante ; l'autel de la Vierge et son retable néogothique sont acquis du fabricant bordelais Daux en 1860, année de l'érection du chemin de croix ; l'autre autel secondaire est acheté, à la demande expresse de Mgr Lannéluc, au Crédit des paroisses en 1865 comme maître-autel, avant d'être déplacé dans la chapelle nord et dédié à saint Michel. D'autres menus ajouts interviennent dans les années suivantes, par exemple les deux lustres acquis à la Noël 1873 du marchand lyonnais Burdel, ou encore les statues procurées par un legs du doyen Larrieu en 1882. Le dernier achat notable est celui des fonts baptismaux (complétés d'une armoire aux saintes huiles et d'un groupe du Baptême du Christ) à l'issue de la mission de 1927. Enfin, la sacristie renferme plusieurs pièces d'orfèvrerie du tout début du 19e siècle, en particulier un bel ensemble encensoir, navette et croix dû au Bordelais M.-A.-F. Grégoire.