Peinture monumentale
Peintures monumentales de la Mise au tombeau et de la litre funéraire
Occitanie ; 46 ; Creysse ; chapelle, puis église paroissiale Saint-Germain
46084
Lot
Martel
Chapelle, puis église paroissiale Saint-Germain
IA46100293
En village
Enfeu ouvert dans le mur sud de l'édifice et murs est, ouest et sud de l'église
Peinture murale
Enduit : peinture à la chaux
Mise au tombeau ; ornement (ruban plissé, feuille stylisée), ornement en forme d'objet
L'arc est souligné de trois voussures peintes. En partant de l'extérieur vers l'intérieur, la première voussure est décorée d'un ruban plissé rouge et blanc sur fond noir, la deuxième est décorée d'un croisillon de fins feuillages blancs sur fond noir, enfin la troisième de cors rouges sur fond jaune. Sur la niche était représentée une Mise au tombeau dont il ne reste plus aujourd'hui qu'un fragment de la partie haute. Cinq personnages sont répartis sur deux registres, les yeux tournés vers le bas. Sur le premier registre on peut voir un soldat portant une salade sans visière. A sa gauche, on distingue un homme aux cheveux roux. Sur le second registre, un jeune homme pose sa main sur l'épaule d'une femme, dont la tête est couverte d'un voile blanc, positionnée au centre de l'enfeu. A côté d'elle, on ne distingue plus que le voile d'un autre personnage féminin, aujourd'hui disparu. La présence de cette peinture dans un enfeu, la disposition des personnages et la tristesse exprimée par leur visage, laissent penser qu'il s'agit bien d'une Mise au tombeau.
Dimensions non prises
Fragment ; oeuvre restaurée
D'importants travaux de restauration concernant l'édifice ont été entrepris en 1950. Les peintures ont pu être découvertes à ce moment là. La Mise au tombeau a été restaurée en 1977 par l'atelier Bellin.
Armoiries (peint)
Les fragment d'une litre funéraire sont visibles sur les murs est, ouest et sud. Sur trois blasons conservés, deux sont encore lisibles. On peut en faire la lecture suivante : écartelé : aux 1 et 4, (d'azur), semé de fleurs de lys d'or, à la tour d'argent (maçonnée de sable) brochante, qui est de La Tour ; au 2, d'or, à trois tourteaux de gueules, qui est de Boulogne ; au 3, coticé d'or et de gueules de douze pièces, qui est de Turenne ; sur le tout : parti : au I d'or (au gonfanon de gueules à trois pendants, frangé de sinople), qui est d'Auvergne ; au II : de gueules, à la fasce d'argent, qui est de Bouillon. Ces armes sont celles des de La Tour, vicomtes de Turenne, ducs de Bouillon.
Limite 15e siècle 16e siècle ; 17e siècle
Le soldat porte une salade sans visière, caractéristique de l'équipement du fantassin au 15e siècle. Associé au sujet représenté et au style, cet élément permet de fixer la réalisation des peintures à la fin du 15e siècle. De plus, les cors qui ornent la voussure de l'enfeu évoquent les armes des Cornil dont l'un des membres, Raymond de Cornil, évêque de Cahors, né au château de Creysse a été baptisé dans l'église. Cette famille s'éteignant dans celle de Durfort en 1541, la décoration de l'enfeu a sans doute été réalisée avant cette date. Les peintures peuvent donc être datées entre la fin du 15e siècle et la première moitié du 16e siècle. Des traces d'une litre funéraire sont visibles sur le mur sud de l'édifice et sur les murs est et ouest de la salle septentrionale, annexée à la chapelle castrale originale au cours du 17e siècle. Cette litre porte les armoiries des de La tour, vicomtes de Turenne, ducs de Bouillon.
Propriété de la commune
1949/01/05 : classé au titre immeuble
À signaler
Dossier individuel
2004
2010
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