Statue (3)
Statues de Bacchus, Mercure, Apollon
Grand Est ; Bas-Rhin (67) ; Bouxwiller ; 3 rue du Canal ; jardin de l'hôpital
67061
Anciennement région de : Alsace
Bouxwiller
Canal (rue du) 3
Jardin de l'hôpital
IA67009588
En ville
Sculpture
Grès
Statues placées sur un piédestal (voir complément d'information).
Bacchus ; Mercure ; Apollon
H = 203 ; Hauteur des statues de Bacchus et Mercure (socle compris). Hauteur de la statue d'Apollon : h = 205.
Bacchus : bras droit et avant-bras gauche manquants. Mercure : extrémité de la jambe droite et main droite manquantes. Apollon : socle cassé en 2 mais conservé, extrémité de la jambe droite manquante. La pierre des statues se délite.
Inscription ; date
Sur le socle de Mercure : P.D.C. 1706. Sur le socle d'Apollon : P.D.C.F. suivi d'un éclat (ancien) qui pourrait avoir entraîné la disparition d'une suite de l'inscription.
Lieu d'exécution : Lorraine, 57, Creutzwald
1er quart 18e siècle
1704 ; 1706
Jean-René III de Hanau-Lichtenberg (1665-1736), comte depuis 1688, entama en 1695 une mise au goût du jour du château et des jardins. Suite à la rénovation du château, à partir de 1700 et jusqu'à la fin des années 1720, il fit réaliser deux jardins d'agrément et de plaisance au sud et au sud-est du château. Les comptes attestent que dès 1704, un tailleur de pierre savernois, Jean Justitius, livra des socles destinés à des statues. En 1706 fut entrepris le plus petit des deux jardins, le 'Lustgarten', entre le fossé du château et le mur d'enceinte, clôturé vers la place par une grille en fer forgée fixée sur des montants en grès sculptés en bustes engainés (voir dossier pour les vestiges de ces sculptures). Ce jardin était notamment agrémenté par des vases en pierre et des statues de personnages mythologiques traitées en grandeur nature. Vers 1710, l'ensemble était à peu près achevé. Les jardins survécurent au château, rasé à la fin du 18e siècle et en 1816, Charles Frédéric Casimir Pfersdorff mentionne encore la clôture en fer forgé, les 'colonnes hermétiques' et huit statues. Sur une vue de Hancké de 1860, on distingue la statue d'un personnage masculin, armure à ses pieds, disparue depuis. L'auteur des statues restantes, dont on ignore à ce jour dans quel jardin elles se trouvaient, n'est pas François Alexis Francin, établi à Strasbourg, auquel on fit régulièrement appel d'après les comptes pour les sculptures du jardin, ni Etienne Martesteck dont l'oeuvre pour ces jardins fut également importante, mais Jacques Pierrard de Coraille, sculpteur originaire de Metz, installé près de Creutzwald, qui a laissé sa signature sur deux des statues conservées à Bouxwiller. Une statue représentant Diane chasseresse due au même sculpteur, conservée par un particulier bas-rhinois (collection particulière 95), est vraisemblablement de même provenance, elle est signée D.C.F. et datée 1704 (voir aussi le complément d'information). Une photographie éditée en carte postale à la fin du 19e siècle ou pendant la 1ère moitié du 20e siècle par G. Kilian, de Bouxwiller, présente une statue de Minerve sur le socle de laquelle on devine la signature du même sculpteur : (...) RAR (...) DE CORAIL FECIT au dessus d'une date illisible ; la carte a pour légende : 'Buchsweiler Statue aus dem alten Schloss' ; malheureusement, la trace de cette statue a été perdue.
Propriété publique (?)
À signaler
Dossier individuel
2000
2005
Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31