Peinture monumentale
Peintures monumentales
Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Horbourg-Wihr ; rue de l'Eglise ; église paroissiale Saint-Michel (simultaneum)
68145
Anciennement région de : Alsace
Andolsheim
Wihr-en-Plaine
Eglise (rue de l')
Église paroissiale Saint-Michel (simultaneum)
IA68004932
En écart
Choeur : sur les murs, la voûte, et les ébrasements des fenêtres et de l'arc triomphal
Peinture
Enduit (support) : détrempe à la colle
L'ensemble des scènes sont peintes sur les quatre murs et la voûte du choeur. Il débute à une hauteur d'environ un mètre du sol. Chaque scène est délimitée par une bordure peinte. Différents registres en fonction du mur support (murs est et sud percés de baies, mur nord percé d'une porte et mur ouest ouvrant sur la nef). La partie inférieure de chaque mur est ornée en plus de réserves contenant des inscriptions.
Sainte Marguerite d'Antioche ; Les Evangélistes ; saint Augustin ; saint Grégoire le Grand ; saint Jérome ; Dieu le Père ; Christ ; ange ; Moïse
Ce cycle de peintures monumentales comportent trois thèmes. Le premier, la vie de sainte Marguerite, est divisé en neuf épisodes : Marguerite gardant ses moutons rencontre le gouverneur Olibrius et son escorte à cheval (mur nord, côté gauche) ; Marguerite refuse d'adorer l'idole que lui montre le gouverneur Olibrius (mur est, côté gauche) ; Marguerite liée à une colonne est fouettée (mur est, côté droit) ; Marguerite dans une prison avec le dragon qu'elle bénit (mur sud, côté gauche) ; Marguerite attrape le diable par les cornes (mur sud, côté droit) ; Marguerite refuse à nouveau d'adorer l'idole que lui présente le gouverneur Olibrius (mur ouest, côté gauche registre supérieur) ; Marguerite attachée à un tronc d'arbre est suppliciée à l'aide de torches (mur ouest, côté droit, registre supérieur) ; Marguerite est plongée dans un bassin rempli d'huile bouillante (mur ouest, côté gauche, registre inférieur) ; Marguerite prie pour son bourreau et les 5000 convertis avant d'être décapitée (mur ouest, côté droit, registre inférieur). Le deuxième thème abordé est celui de l'eucharistie, il l'est seulement sur le mur nord (côté droit) autour de l'armoire eucharistique. La scène se décompose en trois parties : la Pluie de Manne, qui préfigure la Cène ; le Christ mort dans une nuée en forme de mandorle, dont le flanc est percé par une lance tenu par un homme en armure surgissant de sous la nuée ; et la communion donnée par deux célébrants à un groupe de cinq croyants (un roi, un clerc, un femme et deux autres personnages non distingués). Le troisième thème est celui de l'écriture avec les Evangélistes, sous forme, de tétramorphes et les pères de l'Eglise. Ces derniers sont présentés comme des sculptures sur des culots architecturés, ils sont tous présentés assis devant des pupitres à ciel ou dans une cathèdre et écrivant sur un écritoire à abattant. Sous chaque culot, des anges musiciens groupés par paires. Cornes d'abondance.
Dimensions non prises.
Restaurées.
Inscription concernant une restauration (peinte, allemand, sur l'oeuvre) ; date (peinte, sur l'oeuvre) ; signature (peinte, sur l'oeuvre) ; date (peinte, sur l'oeuvre) ; inscription (peinte, allemand, sur l'oeuvre) ; armoiries (peintes, sur l'oeuvre)
Transcription de l'inscription, de la date et de la signature concernant la restauration : ' RESTAUR. / HEINRICH EBEL / in FEGERSHEIM / ANNO DOM. : 1912 '. La date de 1511 se trouvait à droite de la sacristie. Armoiries non identifiées.
Alsace, 68, Horbourg-Wihr
1er quart 16e siècle ; 16e siècle
1511
Ensemble de peintures monumentales datant de 1511 (date portée) à l'exception des peintures des ébrasements des fenêtres et de l'arc triomphal qui furent réalisées au courant du 16e siècle. La découverte de cet ensemble est due à l'architecte Charles Winkler. Elles furent dégagées en 1888 pour une somme de 200 Mark. Le chanoine A. Straub proposa de les classer et en fit une étude iconographique. Elles furent restaurées une première fois en 1896 par J. Weyh pour la somme de 122 Mark. Le 12 août 1898, elles furent classés au titre des Monuments historiques. Les Denkmalpflege ont commandé en 1899-1900 un relevé au 1/10e au peintre fribourgeois Charles Philippe Schilling (facturés 250 mark, oeuvres disparues). Une nouvelle restauration fut confiée au peintre Henri Ebel en 1911-1912, sous la direction de l'architecte Edouard Spittler de Colmar (pour un prix de 2300 Mark). Elles furent classées au titre des Monuments historiques le 16 février 1930. Une dernière restauration fut entreprise en 1979 par l'entreprise ARCOA de Paris (M. Bouyer).
Propriété de la commune
1898/12/08 : classé MH
1930/02/16 : classé MH au journal officiel
À signaler
Dossier individuel
1998
1999