Machine à tisser
Métiers à tisser la dentelle de type bobin-jacquard
Huit Métiers à tisser la dentelle de type bobin-jacquard de la société Platel tulle - dentelle puis de la société Commarmond et Cie
Auvergne-Rhône-Alpes ; Rhône (69) ; Villeurbanne ; 77 rue Anatole-France ; impasse Dubois
69266
Anciennement région de : Rhône-Alpes
Lyon patrimoine industriel
Villeurbanne
Anatole-France (rue) 77 ; Dubois (impasse) ; Garet (rue) 3
En ville
Au rez-de-chaussée de l'atelier de tissage
Industrie textile
Fonte de fer
Les machines à tisser la dentelle sont en fonte et bois de type Bobin-Jacquard, à mécanique Vincenzi de 1860.¶¶Description :¶¶¶Un métier anglais S. HUSBANDS, le plus ancien de la série, il a des cames en bois. Dimensions : l = 5 ; h = 3,5. Jauge : 12 points¶¶¶Un métier de marque PUTIGNY frère à Lyon, date de 1860 : il s'agit d'un ancien métier de tulle modifié dans les ateliers de Villeubanne par les soins de monsieur Edmond Platel en 1920. Dimensions : h = 5 ; l = 5 ; la = 3,5. Jauge 11 points.¶¶¶Deux métiers de marque BIOL fabriqués à Lyon, une jauge 8 points, une jauge 10 points, mécanique Verdol, largeur du tissu 5 m, (on peut ajouter un cerceau à dessin 2 m), hauteur 5 m. (conception mécanique plus ancienne que les métiers Johnson). A signaler que le second métier BIOL est démonté au fond de l'atelier pour récupérer les pièces détachées.¶¶¶Quatre métiers JOHNSON, avec une mécanique jacquard Verdol : ¶¶1er métier dimensions : la = 5,15 ; l = 8,50 ; h = 5 ; pds = 17t, jauge 10 points. ¶¶Un de ces métiers a été présenté à l'exposition internationale de Lyon en 1914.¶¶2e, 3e, 4e métiers JOHNSON : de dimensions identiques, avec un métier le plus ancien des JOHNSON, et un de jauge 12 points.
H = 5 ; l = 7 ; la = 5 ; l = 5
1ère moitié 20e siècle
L'atelier du maître tulliste Henri-Alexandre Platel s'installe impasse Dubois à Villeurbanne en 1910, il est spécialisé dans la fabrication de la dentelle. Les métiers de cet atelier ont été présentés à l'exposition internationale de Lyon de 1914 (?). C'est le fils Pierre-Henri Platel qui prendra la suite de son père dans les années 1930. Le fils de ce dernier Edmond-Alexandre Platel, sera formé à l'école de tissage de Lyon avant de rejoindre l'atelier de Villeurbanne dans les années 1950. La société Commarmond est la société commerciale qui travaille avec l'atelier Platel, jusqu'aux années 1990, la société vendra à monsieur Decultieux qui remplacera monsieur Platel parti pour des raisons de santé.¶¶La société Platel-Commarmond est spécialisée dans la dentelle à façon, dans la fabrique de nappes, de napperons de mantilles, tulles et spécialités. Cette société est propriétaire de huit métiers à tisser la dentelle, pièces uniques fabriquées sur une base de mécanique Vicenzi de 1860.¶¶Madame Pat Earnshaw spécialiste des «Pusher machine» (métiers dentelle), explique que c´est dans la région lyonnaise et seulement là, que ce type de dentelle est fabriquée. Il s'agit de dentelle à nappes rondes de 5 mètres de diamètre, de dentelle à rideaux, le tulle-illusion (un article de 3 grammes au mètre carré contre 15 à 20 grammes au tulle de coton) ainsi que tout modèle grande largeur. En accord avec le propriétaire des métiers, et sur proposition de l´inspection des Monuments historiques, ces huit métiers, (uniques au monde pour certain d'entre eux), sont classés au titre des objets par un arrêté ministériel du 5 janvier 1996. La société loue les locaux (non protégés au titre des Monuments historiques) qui abritent ces métiers, ainsi que l´ensemble de la chaîne de fabrication, à un propriétaire privé. Ces ateliers, en rez-de-chaussée ont été construits autour des métiers, très volumineux et lourds, tout en fonte, pesant (pour les plus lourds) 17 tonnes et de sept mètres de long (pour les plus longs). Depuis le mois de décembre 2002, la société Commarmond est en grandes difficultés économiques. En effet, cette entreprise est en perte de vitesse et doit faire face à de graves problèmes économiques. Les métiers étant arrêtés, la société désire quitter les lieux et reprend donc contact avec les services patrimoniaux pour demander aides et conseils quant au devenir des machines classées au titre des monuments historiques en date du 5 janvier 1996. En 2006, la recherche d'un lieu d'accueil pour les métiers n'a abouti que pour deux d’entre eux.¶¶La cité internationale de la dentelle de Calais prendra 2 métiers dentelle restés classés Monuments historiques : le métier Husband et le métier Putigny.¶¶¶Rappelons qu'à Lyon et Villeurbanne, il existe une grande tradition de fabrique de dentelle depuis le début du XIXe siècle. L'exemple des sociétés Dognin et Baboin montre cette importance, ainsi que toute la fabrication du tulle (base de la dentelle) basée dans la région de Tarare et dans le nord Dauphiné. Exemple de la société Dognin.¶¶Installée place Louis XVI (place Morand) jusqu'en 1838, La société Dognin créée en 1805, fabrique du tulle sur métiers à chaîne dérivés des métiers à bras. Les premiers métiers anglais sont fabriqués par Heathcoat en 1808 et sont importés à Calais en 1816, malgré l'interdiction d'exportation.¶¶Jean-Claude Dognin, envoie son fils Michel-Camille acheter des métiers bobin (anglais) à Calais, pour Lyon. La société fabrique du tulle grenadine en blanc et noir créé en 1825, puis le tulle zéphir et le tulle illusion.¶¶A Calais, Dognin s'associe à Augustin Isaac, inventeur breveté du procédé appliquant le jacquard au métier à bobines, ce qui entraîne une parfaite imitation des parties épaisses ou mat de la dentelle avec ajout d'un fil de contour en soie passé à la main par des brodeuses à domicile. L'usine Dognin & Cie de Calais (en collaboration avec A. Isaac) fonctionne jusqu'en 1859. Puis les métiers sont transformés et rapatriés dans une nouvelle usine (moteur à vapeur) construite à la Croix-Rousse (rue Pelletier) qui fonctionnera jusqu'en 1909. Une partie mécanique, (fabrique les métiers à tisser la dentelle), est également installée à Villeurbanne. Dans le même temps, des bureaux administratifs et commerciaux sont ouverts rue Puits Gaillot. En 1871, la société Johnson ouvre une usine de construction de métiers à tisser la dentelle, également à Villeurbanne au 17, rue de l´Egalité. ¶¶La société Dognin diversifie sa production en fabriquant des nappes, napperons, rideaux, etc..., avec les textiles artificiels, synthétiques puis élastiques. En 1913, les associés de la société Dognin décident de faire une publication sur Dognin et Cie. Un dessinateur fait des croquis des usines et Marcel Dognin s'occupe des texte. Ce livret imprimé par Draeger est distribué aux salariés pour le Noël 1914.
Propriété privée
classé au titre objet ; déclassé
L'atelier n'a pas été protégé.
À signaler
Dossier individuel
2004
1999
Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 - 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88