Description de l'iconographie
Sainte Catherine couronnée est représentée debout avec ses attributs qui rappellent sa vie et son martyre, elle tient un livre, signe des connaissances qui la placèrent au niveau des plus grands poètes et philosophes du moment, elle foule à ses pieds la tête de l'empereur Maxence. Un médaillon pend au bout d'une chaîne autour de son cou.
Précision sur l'état de conservation
Restaurée en 2006 par Ursula Mariak pour Arc-Nucléart : voir détails de la restauration sur la fiche 1TRMH370 ; état 05/10/2005 : à traiter et à restaurer, urgent ; traitement par rayonnement Gamma au CENG de Grenoble / consolidation des parties fragiles par imprégnation de résine ; proposition de traitement par Arc-Nucléart en septembre 2005. Ttraitement au rayonnement Gamma et constat d'état établi par Arc-Nucléart en 2006-2007. Observation de la structure : la surface est criblée de trous d'envol, ce qui laisse présager d'une altération de la structure en profondeur susceptible de conférer une grande fragilité à l'uvre. La totalité de la statue est concernée par cette attaque, mais l'altération est moins importante sur la base rapportée. Cette attaque d'insectes xylophages est responsable de la plupart des manques observés, et notamment, de la disparition des pieds et de la cheville gauche de Maximien. La partie arrière de la couronne de sainte Catherine et de nombreux fragments sur les pointes manquent pour les mêmes raisons. Au revers de l'épaule droite, un fragment est manquant, les interfaces de cassures sont nettes et pourraient être dues au clivage du bois le long d'une fente de dessiccation.La base n'est pas originale, elle porte une inscription manuscrite (J.M.- 1990) réalisée au crayon graphite sur la face avant, à senestre. Cette base a sans doute été réalisée, soit pour remplacer une base originale très dégradée, soit pour reproduire celle du Saint évêque Claude (n° 1om1970) qui est stylistiquement très proche et provient de la même commune. Elle est fixée sur l'uvre par deux gros clous fortement oxydés. Deux autres clous, beaucoup plus fins, sont plantés sur le bandeau de la base dont ils dépassent d'environ 1cm. Au centre de la base, une réserve a été aménagée pour sertir un blason. La mise en place de ce dernier a ,en outre, nécessité une retaille partielle de la sculpture. La base a subi une attaque biologique sur toute sa partie arrière (pourriture molle) et une attaque d'insectes xylophages. Elle est donc très fragile et la stabilité de l'uvre n'est pas optimale ; elle présente un fort déséquilibre et menace de tomber à la moindre contrainte. Observation de la surface : la nouvelle base a peut- être été réalisée en 1990, si l'inscription qu'elle comporte correspond effectivement à la date de réalisation. Il est cependant possible que cette inscription ne soit qu'un ancien numéro d'inventaire, voire même, un « tag ». La polychromie comporte de grosses lacunes et l'on peut observer la présence d'au moins un repeint. Elle est appliquée sur une fine couche de préparation et comporte des décors locaux de type brocards appliqués. Ce type de décor est observé sur la robe et sur le manteau de la sainte. Le médaillon et la couronne sont dorés, avec des applications locales de glacis rouge pour imiter des pierres précieuses. Le revers du manteau est également recouvert d'un glacis rouge sur dorure. L'envers du manteau possède un décor de brocards appliqués cernés par un fond bleu, appliqué après la pose des brocards. Toute la polychromie est fortement encrassée et parsemée de trous d'envol d'insectes xylophages.