Précision sur l'état de conservation
La statue était à traiter et à restaurer en 2005. Traitement au rayonnement Gamma et constat d'état établi par Arc-Nucléart en 2006-2007. Observation de la structure : les attaques d'insectes xylophages ont fragilisé le matériau, ce qui a favorisé de nombreuses fractures. Environ 30 % de la base est manquante. À ce niveau, en partie centrale, un fragment est mobile et menace de rompre. Ces manques compromettent la stabilité de l'uvre. Un fragment de la partie frontale est conservé à part.Les deux pointes de la mitre présentent également de gros manques dus à la vermoulure. À l'aplomb du bras gauche, un grand pan de drapé du manteau est manquant. Une grande fissure de clivage part de la pointe inférieure gauche de la barbe, descend jusque sous la base via l'intérieur de la jambe gauche et remonte dans le dos jusqu'à la mitre. Cette fissure est ancienne et a déjà fait l'objet d'une tentative de refixage. On observe, sous la base, deux traces de clous de part et d'autre de la fissure. Ils maintenaient sans doute l'uvre par l'intermédiaire d'une base rapportée. En partie frontale, sur le plan de la base, un clou est visible. Il traverse la base, et son extrémité a été rabattue contre le bois. Ce clou servait sans doute lui aussi à la fixation de l'uvre sur la base rapportée. Un autre clou est planté sur un pli central en bas de la robe. Sa tête dépasse et un fragment de matériau indéterminé y est accroché. Sa fonction n'est pas connue ; il servait soit à maintenir la fissure, soit à fixer un attribut que le saint tenait peut être dans sa main gauche (crosse ?). Les doigts de la main gauche ont, en grande partie, disparu. Il manque le pouce et les deux dernières phalanges des autres doigts. Ces manques sont anciens, comme l'atteste la présence de polychromie sur les interfaces de cassure. Sur le petit doigt, en revanche, une empreinte de clou rouillé montre une ancienne tentative de remise en place du doigt. La rupture de l'assemblage est antérieure au dernier repeint (absence de repeint). Les fractures ont eu lieu par clivage, à l'exception du pouce dont le bois est vermoulu. Observation de la surface : la polychromie est uniformément encrassée. Cet encrassement est un peu plus prononcé sur la base (accumulations). La couche picturale est fortement fissurée et présente de nombreux soulèvements. De nombreuses écailles ont disparu, les soulèvements sont généralement localisés à l'interface bois / préparation. Des écailles de polychromie de la robe sont conservées dans une enveloppe associée. On observe, au moins, un repeint intégral. La dernière intervention est une retouche ponctuelle des manques, sans comblement préalable. Ces retouches se distinguent notamment par leur matité. Elles sont, par endroits, assimilable à des repeints locaux (gants, chausses, etc.). De nouveaux manques se sont produits après cette intervention. Ainsi, sur le gant gauche par exemple, on observe une zone de bois nu (manque récent), une zone de bois retouché (en gris mat, directement sur le bois) et la polychromie plus ancienne (avec préparation, la polychromie est un repeint recouvert de la peinture grise utilisée pour la retouche). Une étude succincte de polychromie révèle des dorures en de nombreux endroits. Une étude de polychromie complémentaire pourrait être utile. Campagne de désinfection réalisée par Pascale Deloddere et Aurélie Amiot le 17/01/2011 : déballage, aspiration, pose de facing, remballage.