Tableau
Tableau : la Remise des clefs à saint Pierre
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Soissons ; cathédrale Saint-Gervais et Saint-Protais
02722
Anciennement région de : Picardie
Cathédrale Saint-Gervais et Saint-Protais
PA00115941
Croisillon sud de l'absidiole sud, tribune
Peinture
Toile (support)
H = 215 ; la = 146
Oeuvre restaurée
Oeuvre restaurée en 1974 et en 2009 par Marie-Paule Barrat.
17e siècle
Authentifié par le témoignage de Guillet de Saint-Georges, ce tableau fut vraisemblablement commandé, ainsi qu'une Assomption, à Philippe de Champaigne, par Charles Dubois, chanoine de Soissons, qui fit refaire l'ambon gothique qui séparait la nef du choeur de la cathédrale et qui orna de tableaux les autels de la Vierge et de Saint Pierre adossés à cet ambon. Philippe de Champaigne a souligné la primauté de Pierre en introduisant, dans le fond de son tableau à droite, une vue de Saint Pierre de Rome qui reçoit toute sa signification du rapport qu'il a établi entre elle et la vue de Jérusalem peinte dans la partie supérieure gauche de la toile. Si, pour représenter l'une, il s'est servi, comme à l'accoutumée, de la planche qu'il voyait à la page 69 du troisième tome des Commentaires sur Ezéchiel de Prado et Villalpando, dont il a fait un si fréquent usage, il s'est inspiré, pour peindre Saint-Pierre de Rome, de l'estampe d'un graveur rémois Jean Colin dont la lettre dit: « Exterior latus vaticanae basilicae cum suis pilis et loculamentis (...) Franc S. Busalinus Urbinas delin. Gio Colin sculp. 10 Jacobi de Rubeis Formis Romae ad Templ. S. M. de Pace ». L'oeuvre n'est pas datée, et nous ignorons malheureusement quand le chanoine Dubois fit restaurer l'ambon de la cathédrale. Le style cependant indique que le tableau appartient à la deuxième partie de la carrière de Philippe de Champaigne, postérieurement à 1643-1645. Historique: Cathédrale de Soissons, à l'autel de Saint-Pierre contre l'ambon, puis, quand l'ambon fut détruit en 1663, sans doute dans la chapelle placée sous le vocable de Saint-Pierre. Fait l'objet le 15 Brumaire an III - 5 novembre 1794 d'un rapport, comme toutes les oeuvres du district menacées par le vandalisme révolutionnaire, et, le 10 Nivôse an III, d'une lettre du citoyen Mutin, administrateur du district de Soissons relative à son envoi à Paris par bateau, étant donné la taille (7 pieds x 4 pieds) de la caisse qui le contenait. Ne paraît pas avoir quitté Soissons, puisqu'un certain Hoyer l'inventorie le 13 octobre 1803 dans son Etat des tableaux sacrés provenant de la cathédrale et des couvents pendant la Révolution. Rendu à la Cathédrale où sa présence est attestée en 1848 et en 1855. Mis à l'abri dans la chapelle haute du transept Sud pendant la guerre de 1914 et oublié là pendant soixante ans (in DORIVAL Bernard, Philippe de Champaigne 1602 - 1674, la vie, l'oeuvre, et le catalogue raisonné de l'oeuvre (Paris, 1976, Léonce Laguet éditeur, vol. Il, p. 36).
Propriété de l'Etat
Classé au titre objet
1972/09/19 : classé au titre objet
DOM
Dossier individuel