Peinture monumentale
Peinture monumentale
Auvergne-Rhône-Alpes ; Allier (03) ; Moulins ; chapelle de la Visitation (lycée Banville)
03190
Anciennement région de : Auvergne
Chapelle de la Visitation (lycée Banville)
Chapelle, choeur des religieuses, ancienne chapelle
Peinture
Toile (support)
Le plafond se compose de dix-sept toiles enchâssés dans une structure en bois et mêle le plafond plat à la française et le trompe-l'oeil italien.
Les différents tableaux de ce décor développent un programme consacré à la Vierge, l'Assomption de la Vierge dans le tondo central, l'Immaculée conception, la Naissance de Marie, la Fuite en Egypte, la Dormition de Marie. Un second groupe est présenté sous forme de tableaux rapportés, insérés dans des architectures feintes, au niveau des voussures, la Vierge de l'Annonciation et le Christ de la Résurrection sont inscrits dans des médaillons. Dans deux ovales représentation des scènes de la Consécration de Marie au temple et la Présentation de Jésus au temple. Enfin, dans des niches peintes en trompe-l'oeil, huit allégories font référence aux vertus et qualités de la Vierge mais aussi à celles dont doivent faire preuve les visitandines : l'Espérance, la Foi, l'Innocence, la Prière, la Charité, la Religion, la Modestie et l'Etude.
Dimensions non prises.
Oeuvre restaurée
Oeuvre restaurée en 2008.
1ère moitié 17e siècle
Rémy Vuibert, est né en 1607 dans les Ardennes. Après un passage dans l'atelier de Simon Vouet, il séjourne en Italie puis collabore avec Nicolas Poussin au chantier de la Grande Galerie du Louvre ce qui lui vaut le titre de 'peintre ordinaire du roi'. A partir des années 1641-1643, il se consacre essentiellement à la réalisation de grands décors peints et collabore avec l'architecte Le Muet II, il participe au décor du palais Mazarin, des hôtels Hesselin, La Vrillière ou d'Avaux de Saint Aignan à Paris. Il réalise aussi les décors en grisailles pour la grande galerie du château de Tanlay en Bourgogne. Le plafond peint de la chapelle des visitandines s'inscrit dans le courant de l'Atticisme parisien, courant qui se développe essentiellement à Paris dans les années 1640-1660 et qui puise son inspiration dans l'Antiquité et dans l'art de Raphaël et du Dominiquin, pronant un juste idéal de mesure et de grâce, des compositions rigoureuses, stables, un coloris clair, un art élégant. Vuibert reprend des techniques qu'il avait déjà utilisées sur ses autres chantiers telles que la grisaille, très en vogue à l'époque, ou les pilastres cannelés en perspectives. Il meurt en 1652. La réalisation de ce décor était anciennement attribuée au peintre Eustache Le Sueur, artiste mort en 1655.
Propriété de la commune (?)
Classé au titre objet
1909/03/10 : classé au titre objet
Service du patrimoine de la ville de Moulins
DOM
Dossier individuel