Peinture monumentale
Peinture monumentale : Charité de saint Martin, saint Georges et le dragon, Martyre de saint Sébastien
Nouvelle-Aquitaine ; Corrèze (19) ; Nonards ; église paroissiale Saint-Martin
19152
Anciennement région de : Limousin
Beaulieu-sur-Dordogne
Église paroissiale Saint-Martin
PA00099976
En village
Dans le choeur
Peinture murale
Enduit (support) : peint
Charité de saint Martin ; sagittation de saint Sébastien ; saint Georges et le dragon ; ornement géométrique
S'il ne demeure que des restes fragmentaires dans la nef et sur les arcs des chapelles latérales, celles du choeur forment un ensemble plus cohérent. A gauche de la fenêtre axiale décorée de motifs géométriques, cubes en trompe l'oeil et damiers dans des teintes à base de colorants tirés de terres (ocre rouge, jaune) et bleus, on distingue très nettement une scène liée à la légende martinienne. Saint Martin était d'ailleurs le patron de l'église de Nonards. Représenté comme un jeune damoiseau du 15e, saint Martin est, ici, bien loin du légionnaire qu'il était. Il porte un riche costume de jeune noble au col fourré et se coiffe d'un noir chapeau de feutre aux larges bords ? Il se penche légèrement vers un infirme qui a perdu un pied et s'appuie sur une béquille, et fend son manteau d'une longue épée. Les coloris choisis par l'artiste sont les mêmes que ceux déjà notés pour la fenêtre axiale. De l'autre côté de la fenêtre, un autre guerrier est représenté, il s'agit de saint Georges terrassant le dragon. Vêtu d'une armure de chevalier, monté sur un destrier dont des travaux ultérieurs au 18e siècle ont fait disparaître la tête, saint Georges terrasse un dragon de couleur jaune rampant à ses pieds. A droite de cette scène, est représenté le martyre de saint Sébastien. Le jeune martyre est attaché à une haute colonne, entouré de deux archers, le corps criblé de flèches. Il est nu, simplement vêtu du perizonium. Les deux bourreaux s'acharnent sur lui et le peintre a souligné leur rictus, l'un d'eux tient une flèche entre ses dents.
Dimensions non prises.
Oeuvre restaurée
Restauration en 1988 par A. Carré.
Inscription
Fragments d'inscriptions sous chaque scène.
2e moitié 15e siècle
C'est en 1987, au cours de travaux de restauration de l'église de Nonards, que ces peintures murales furent découvertes sous un enduit du 19 siècle. Le costume et les longs cheveux blonds de saint Martin, le harnachement du cheval et l'armure de saint Georges, le type juvénile et nu de saint Sébastien permettent d'avancer une datation vers la 2e moitié du 15e siècle, voire la fin du 15e siècle.
Propriété de la commune
Inscrit au titre objet
1989/10/20 : inscrit au titre objet
Arrêté préfectoral : Peintures murales, saint Martin, Georges, Sébastien, fin XVème siècle, dans le choeur de l'église. L'église (cad. A 410) a ensuite été protégée : inscription par arrêté du 22 janvier 1992, qui comprend les peintures murales.
Ces peintures offrent un ensemble cohérent, leur iconographie s'attache à la description de trois saints guerriers romains particulièrement vénérés à la fin du Moyen Age. En 1426, la famille noble des Martret fit construire une chapelle attenante à la nef romane, ne peut-on imaginer que les paroissiens aient ressenti alors le désir de 'moderniser' leur église en lui offrant un décor peint ? Celui-ci, en raison de son attachement à des saints guerriers, est sans doute lié à la commande par une famille noble.
Sophie Cassagne. 'A Nonards et à Chamboulive en Corrèze, on réinvente le patrimoine'. Corrèze Magazine, nov. 1988, p. 13-16.
SRI (02190458XA, 02190459XA, 02190460XA, 02190461XA, 02190462XA)
Dossier individuel
2004
2004