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POP | Plateforme ouverte du patrimoineinstrument astrométrique (instrument des hauteurs égales) : astrolabe impersonnel de Baillaud et son support
instrument astrométrique (instrument des hauteurs égales) : astrolabe impersonnel de Baillaud et son support

Référence de la notice
PM25002522
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
1 août 2019
Date de dernière modification de la notice
25 juin 2024
Mentions légales
© Monuments historiques ; © Région Bourgogne Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
instrument astrométrique (instrument des hauteurs égales) : astrolabe impersonnel de Baillaud et son support
Appellation d'usage
astrolabe impersonnel de Baillaud
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
instrument astrométrique
Précision sur la typologie de l'objet
instrument des hauteurs égales
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne-Franche-Comté ; Doubs (25) ; Besançon ; 41 bis avenue de l'observatoire ; observatoire ; Bouloie (la)
Canton
Besançon nord-ouest
Lieu-dit
Bouloie (la)
Code INSEE de la commune
25056
Emplacement de l'œuvre dans l'édifice
salle de la méridienne
Description
Domaine
PIST-Autres
Catégorie technique
astronomie
Structure et typologie
instrument spécialisé
Matériaux et techniques d'intervention
métal ; fonte de fer ; laiton ; acier ; aluminium
Description matérielle
Cet astrolabe à micromètre impersonnel optique auto-enregistreur, dont le prisme manque, repose sur un socle circulaire en fonte muni de trois pieds en laiton à vis calantes. Il est équipé dans sa partie supérieure d'un limbe horizontal gradué, en laiton, et dans sa partie inférieure d'un bain de mercure servant d'horizon artificiel. Ce dernier est du même type que celui de l'astrolabe à prisme de Claude et Driencourt, mais son diamètre est plus grand. Cet astrolabe a peut-être été utilisé dans l'ancienne coupole de la lunette photographique, avec le condensateur variable de précision signé Beaudouin, mais aucune documentation écrite ne permet de le confirmer.
Dimensions normalisées (en cm)
Socle : d = 43,5 ; h = 31,5. Cercle horizontal gradué : d = 34. Bain de mercure : d = 11.
État de conservation
manque
Précision sur l'état de conservation
Il manque le prisme. La vis tangente permettant la rotation fine de l'astrolabe est cassée.
Inscription
graduations (gravée, sur l'oeuvre)
Précision sur l'inscription
Graduations gravées sur le limbe du cercle : de 0 à 360, de 5 en 5, en degrés.
Historique
Siècle de création (partie de siècle ou époque)
Année de création
1933
Lieu de création
lieu d'exécution : Bourgogne -ranche-Comté, 25, Besançon
Stade de création
pièce unique
Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet
Description historique
Cet appareil a été conçu par René Baillaud (1885-1977), directeur de l'observatoire de Besançon et titulaire de la chaire d'astronomie de la Faculté des Sciences de cette ville de 1930 à 1957. Acquis par l'observatoire bisontin en 1933, l'instrument servait à la détermination des longitudes et des latitudes par la méthode des hauteurs égales, en l'occurrence l'observation du passage des étoiles au cercle de hauteur 60°. Longtemps considérée comme une alternative aux méthodes d'observations méridiennes, avant l'invention des astrolabes impersonnels, la méthode des hauteurs égales utilise un sextant, ou un théodolite, couplé à un horizon artificiel à bain de mercure. Ce procédé manquant de précision, faute notamment d'une lunette de grossissement comparable à celle des cercles méridiens, l'observatoire de Harvard College avait en 1887 proposé l' "Almucantar", un instrument astrométrique composé d'une lunette et d'un cercle de lecture couplé à un horizon artificiel à bain de mercure. Dans le même esprit, André Claude, attaché à l'observatoire du Bureau des Longitudes, et Ludovic Driencourt, ingénieur-hydrographe, mettent au point en 1905 un astrolabe à prisme. Celui-ci est composé d'une lunette horizontale, mobile autour d'un axe vertical et dont l'objectif est muni d'un prisme, et d'un bain de mercure solidaire de la lunette, comme le prisme et tournant comme elle autour de l'axe vertical. Dès 1920, René Baillaud étudie les moyens d'éliminer par la photographie (ajout d'une plaque photographique) les causes d'erreur non instrumentales de l'appareil (équation personnelle et équation de grandeur). En 1924, il propose d'ajouter un micromètre optique impersonnel auto-enregistreur. L'instrument est réalisé en 1933 par le constructeur Edouard Bouty (fils du physicien Edmond Bouty), à la tête d'une entreprise qui fabrique des instruments optiques tels que sextants, lunettes, etc. (devenue Simpo-Bouty - pour Société des Instruments de Mesure pour l'Optique-Bouty -, sa société poursuit ses activités à Thorigny-sur-Marne, en Seine-et-Marne, puis semble disparaître au milieu de la décennie 2000). L'astrolabe est testé à l'observatoire de Paris mais il ne sera jamais utilisé à Besançon. En 1938, Baillaud continue de lui apporter des améliorations, dans le cadre d'une collaboration avec Henri Chrétien (1879-1955), professeur à l'Institut d'Optique. Les astrolabes impersonnels adoptés par la suite dans les observatoires seront construits selon le modèle (plus précis ?) qu'André Danjon (1890-1967) développera à partir de 1951 (à Besançon, un appareil Danjon est mis en service en 1959).
(texte repris de la notice Inventaire).
Statut juridique et protection
Statut juridique du propriétaire
propriété de l'Etat
Typologie de la protection
classé au titre objet
Date et typologie de la protection
2019/02/04 : classé au titre objet
Observations
L'astrolabe de Baillaud constitue un maillon important dans le développement des instruments astrométriques.
Intérêt de l'objet
à signaler
Références documentaires
Cadre de l'étude
Type de dossier
dossier individuel

Référence de la notice
PM25002522
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
1 août 2019
Date de dernière modification de la notice
25 juin 2024
Mentions légales
© Monuments historiques ; © Région Bourgogne Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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