Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinetableau : Le Purgatoire
tableau : Le Purgatoire


Référence de la notice
PM29001842
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
25 septembre 2003
Date de dernière modification de la notice
16 octobre 2024
Mentions légales
© Monuments historiques, 2001
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
tableau : Le Purgatoire
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
tableau
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bretagne ; Finistère (29) ; Plouénan ; chapelle Notre-Dame de Kerellon
Canton
Saint-Pol-de-Léon
Code INSEE de la commune
29184
Emplacement de l'œuvre dans l'édifice
transept nord, mur est
Description
Domaine
peinture
Catégorie technique
peinture
Matériaux et techniques d'intervention
toile (support) : peinture à l'huile
Indexation iconographique
Purgatoire
Description de l'iconographie
Par rapport aux descriptions données par le Mémoire manuscrit et la Notice de Rouyères, le tableau semble avoir été effectivement amputé dans sa partie basse et sur les côtés, sans doute à la suite d’un accident ou des dégâts d’un ruissellement. On peut être surpris par la lumière franche qui semble régner dans le tableau de Garnier, ce genre de composition étant généralement placé dans une funeste pénombre correspondant au sort de ces malheureux. Mais, les seules sources disponibles, dont l’opinion est très positive, soulignent que Garnier aurait été l’un des seuls artistes capables de tenir compte "des effets de lumière et d’ombre qui dominent dans [ce] séjour d’expiation". Parmi les éléments désormais disparus, un rayon de lumière céleste aurait distingué l’ange agenouillé sur son nuage, qui est en train de sauver celle que la pudibonderie du temps se contente d’appeler "une âme" et qui sera longtemps dissimulée sous la figure d’un homme barbu. On peut aussi envisager que Garnier avait représenté, d’une manière ou d’une autre, le rougeoiement du "lac enflammé", cette « mer bouillante" dont subsistent les vapeurs, détails qui devaient contribuer à la lisibilité immédiate de sa composition. Celle-ci est renforcée par la manière dont les deux diagonales principales convergent vers cet ange, l’une depuis la pécheresse et les âmes suppliantes, qui sont "à peu près de grandeur naturelle malgré les petites dimensions du cadre", et l’autre matérialisée par son bras qui désigne dans le Ciel celui qui s’est chargé, au plus haut, d’une [ou deux ?] âme(s) ainsi sauvée(s).