Groupe sculpté de procession ; croix-reliquaire ; brancard de procession
Dit châsse processionnelle
Groupe sculpté avec croix-reliquaire et son brancard de procession, dit châsse processionnelle de l'Invention de la Sainte Croix
Corse ; Corse-du-Sud (2A) ; Bonifacio ; chapelle de la confrérie de la Sainte-Croix
2A041
Chapelle de la confrérie de la Sainte-Croix
Entrée de l'oratoire
Sculpture
Groupe non relié ; revers sculpté
Bois : taillé, peint, polychrome, doré, argenté
Terrasses des différents éléments du groupe fixées sur le socle du brancard. Logette à reliques à l'intersection des bras de la croix.
Invention de la Croix (Golgotha, sainte Hélène, saint Constantin : jeune homme, évêque, diacre, soldat, lever : la Croix)
Hauteur totale avec le socle : h = 195. Socle : l = 128, la = 190 cm. Croix = h = 185, les 7 personnages : h = de 68 à 95 cm.
Oeuvre restaurée
Restauration sur place en 2006. Le travail a été compliqué en raison de la bronzine qui imprégnait les carnations délicates, lesquelles étaient à la détrempe et avaient été régulièrement imbibées d'huile d'olive, ce qui les avait rendues brunâtres. Il a fallu trouver le moyen d'extraire les résidus oléagineux pour mettre au jour la croix argentée, les carnations retrouvées puis lustrées. Le restaurateur Hervé Giocanti a fait un film de la restauration et celle-ci a été l'occasion de faire de la pédagogie auprès des habitants (différence entre une polychromie ancienne et un repeint).
Lieu d'exécution : Italie, Ligurie, Gênes
18e siècle
Très certainement génoise, cette châsse est conservée dans l'oratoire Sainte-Croix, qui est le plus ancien de Bonifacio, colonie génoise totalement isolée à la pointe sud de la Corse. Cette uvre a des dimensions importantes. Elle participe aux cérémonies religieuses de la Semaine Sainte et est toujours portée en procession à trois occasions dans l'année : vendredi saint (processions circulaires des cinq confréries de Bonifacio), le 3 mai (invention de la Croix) et le 24 septembre (exaltation de la Croix). Il a donc été difficile de la restaurer, et les restaurateurs ont dû travailler sur place. On l'attribue à l'école d'Antonio-Maria Maragliano (1664-1739), sculpteur ligure très fécond, ainsi que ses élèves, son fils Giovanni-Battista, Pietro Galleano et Agostino Storace.
Propriété de la commune
Classé au titre objet
2011/11/28 : classé au titre objet
2011-091
Inventaire des biens de l'église, 21 février 1906, établi par Paravicini receveur des domaines
CAOA ; DOM
Dossier individuel
2006
2012