Description historique
Tombeau daté du 16e siècle, restauré au 19e siècle sous l'impulsion de la comtesse Zamoyska, épouse de Xavier Branicki, par l'architecte F. Droguet et le sculpteur Breuil. Correspondance en 1914 relative à une délibération du conseil municipal à propos du tombeau pour qu'il fut remis à sa place primitive c'est-à-dire au milieu du choeur. Rapport de Paul-Frantz Marcou du 20 octobre 1915 (mention : présenté à la Commission du 29 novembre 1915 suivi de la mention : conclusions adoptées) : <I>Dégradé à l'époque de la Révolution et dépouillé d'une partie de sa décoration, le tombeau de la famille de Bastarnay qui depuis le XVIe siècle, s'élevait au milieu du choeur de l'église collégiale de Montrésor, en place du maître-autel, fut reconstitué et réparé en 1875 (?) par les soins et aux frais de la famille Branisky, propriétaire du château. Mais, à la requête du clergé, il fut alors déplacé et remonté au bas de la nef. Aujourd'hui, la même famille et le desservant demande qu'il reprenne sa place primitive dans le choeur et le conseil municipal appuie cette demande sous la condition que le travail sera exécuté aux frais du Cte Branisky, sous la direction de l'architecte des Monuments historiques. Si le tombeau a été déplacé il y a 40 ans, il peut assurément l'être à nouveau en 1915. Mais l'on doit se demander si, même sans qu'il ne doive rien couter au crédit des Monuments historiques, l'opération est, en elle-même, souhaitable, si d'autre part elle est exempte de tout danger. Dans l'ancienne église collégiale de Saint Jean-Baptiste, chapelle privée relevant du château, le tombeau des seigneurs du lieu, occupait sans inconvénient le milieu du choeur ; l'événement a prouvé que cet emplacement s'accomodait peu avec la nécessité d'un culte public dans une église [...] paroissiale. Les inconvénients reconnu en 1875 pourraient, dans l'avenir, si le monument reprenait sa place d'origine, provoquer une nouvelle demande de déplacement. Un monument de 2m30 de côté et de 1m05 (?) de hauteur, portant sur une épaisse table monolithe de marbre trois figures de gisants et garni sur ses côtés de 16 arcatures abritant autant de statuettes, ne se mobilise pas sans quelques risques, et ces risques il semble qu'il convient de les lui éviter quand la nécessité ne s'impose pas de les lui faire subir. Le tombeau n'est pas au [...] relégué, comme le dit le conseil municipal dans le coin le plus obscur de l'église ; il est placé au bas de la nef à proximité de la porte d'entrée qui l'éclaire amplement. Nous pensons que la prudence recommande de l'y laisser ; l'intérêt d'une reconstitution archéologique ne nous paraissant pas compenser les risques d'un démontage et d'un remontage inutilement périlleux.</I>