Statue
Statue : sainte Rose
Centre-Val de Loire ; Indre-et-Loire (37) ; Saint-Martin-le-Beau ; église paroissiale Saint-Martin
37225
Bléré
Église paroissiale Saint-Martin
PA00098082
Sculpture
Terre cuite : peint
La statue est constituée de plusieurs parties, donc trois aux jointements visibles au dos sont évidées ; un trou d’évent à l’arrière, au centre. Elle est recouverte sur la face avant d’une fine couche de peinture monochrome blanc-cassé originale (qu’Avisseau posait lui-même sur ces terres cuites), parfois écaillée. Le dos, entre le bas du voile et la terrasse, n’a pas été peint.
Sainte Rose
Sainte Rose se tient debout, la tête légèrement tournée vers la droite ; son bras gauche est replié contre elle et sa main resserre un livre ; son bras droit est plié et tendu vers l’avant : sa main est resserrée autour d’un crucifix de bois (peut-être était-ce autre chose à l’origine : la tige de lys qui est l’un de ses attributs?). Elle est représentée sous les traits d’une jeune fille portant l’habit des dominicaines (habit blanc, chape noire) : guimpe blanche complétée par un bandeau dissimulant le front et voile long fixé sur la guimpe ; tunique (ou robe) blanche serrée par une ceinture ; scapulaire blanc passé sous la ceinture et dont la bande avant est ici visible ; chape (ou coule ou manteau) : celle des dominicaines est noire.
H = 140 ; la = 59 ; pr = 36 ; pds = 116
Oeuvre restaurée
Peinture écaillée (en cours de restauration). Oeuvre restaurée et réinstallée en 2021 (D. Bienvenut et A. Blossier).
1ère moitié 19e siècle
1824? ; 1825 ?
La présence des sculptures figurant sainte Barbe, sainte Rose et une Vierge au serpent s’explique, dans l’église, par l’existence de deux chapelles, à droite et à gauche du chœur, qui leur sont dédiées. La trace de ces chapelles apparaît dans les documents d’archives dès le début du XVIe siècle : en 1518, dans son testament daté du 23 janvier, le curé de Saint-Martin-le-Beau Michel Estève demande à être enterré à l’entrée de la chapelle Sainte-Catherine et ordonne la fondation d’une chapelle en l’honneur de Notre-Dame (La Vierge) et sainte Barbe, ce qui sera fait après sa mort. Cette dernière se trouve à gauche du chœur et dans le prolongement du collatéral sud. La chapelle Sainte-Catherine, située à droite du chœur, est devenue chapelle Sainte-Rose entre 1671 – date de la canonisation de la sainte - et avant 1729, date à laquelle elle est mentionnée sous ce nom dans une ordonnance de l’archevêque de Tours. La sculpture figurant sainte Rose était placée dans le retable, sur un autel dédié à la sainte. L’on sait, par son compte de budget, qu’en 1824 la fabrique de Saint-Martin-le-Beau prévoit une somme de 250 francs pour reconstruire l’autel de sainte Rose qui existait anciennement : soit 100 francs pour la statue et 150 francs pour la réparation de l’autel. C’est dans ce contexte que l’œuvre a pu être réalisée. Il n'y a pas de signature visible mais Avisseau semble ne pas signer ses œuvres avant 1829, tandis que les premières œuvres de statues religieuses de l’artiste connues, mais non datées, remontent à son séjour à Beaumont-lès-Autels, dès 1826. (Isabelle Girard, CAOA37, extrait du compte-rendu CRPA, Tours, 21 novembre 2017).
Propriété de la commune
Inscrit au titre objet
2018/05/02 : inscrit au titre objet
CRPA du 21 novembre 2017.
AD37 : G 959 : archives de la paroisse de Saint-Martin-le-Beau, 1518 ; E-dépôt 225/P2 : Budgets et comptes de la fabrique (1810-1864) ; 2 V 85 : inventaire de 1905 : article 8 : statue de sainte Barbe ; article 10 : statue de la Vierge (sur l’autel de la Vierge) ; article 26 : une statue de sainte Rose.
Dossier individuel
2020