Statue
Statue : Vierge au serpent
Centre-Val de Loire ; Indre-et-Loire (37) ; Saint-Martin-le-Beau ; église paroissiale Saint-Martin
37225
Bléré
Église paroissiale Saint-Martin
PA00098082
Nef, revers de la façade ouest
Sculpture
Plâtre
La statue est recouverte d’un badigeon blanc, blanc cassé, probablement original.
Vierge ; serpent
Cette Vierge se présente debout, ouvrant largement les bras. Une terrasse ronde, en partie basse, porte les vestiges du serpent qu’elle écrase de son pied gauche. Le visage de la Vierge, plein, paisible, est légèrement incliné, penché vers sa droite, le regard baissé sans doute posé vers le serpent. Un bandeau est placé en travers de sa chevelure opulente, séparée d’une raie centrale et aux ondulations marquées. Des mèches tombent de part et d’autres de son cou.
H = 150 ; la = 83 ; pr : 30 ; pds = 80
Oeuvre restaurée
2018 : Les deux mains de la Vierge sont manquantes et le serpent est en partie mutilé. Récolement du 12/11/2020 : restaurée par Arthema en 2018/2019.
19e siècle
1842?
La présence des sculptures figurant sainte Barbe, sainte Rose et une Vierge au serpent s’explique, dans l’église, par l’existence de deux chapelles, à droite et à gauche du chœur, qui leur sont dédiées. La trace de ces chapelles apparaît dans les documents d’archives dès le début du XVIe siècle : en 1518, dans son testament daté du 23 janvier, le curé de Saint-Martin-le-Beau Michel Estève demande à être enterré à l’entrée de la chapelle Sainte-Catherine et ordonne la fondation d’une chapelle en l’honneur de Notre-Dame (La Vierge) et sainte Barbe, ce qui sera fait après sa mort. Cette dernière se trouve à gauche du chœur et dans le prolongement du collatéral sud. La chapelle Sainte-Catherine, située à droite du chœur, est devenue chapelle Sainte-Rose entre 1671 – date de la canonisation de la sainte - et avant 1729, date à laquelle elle est mentionnée sous ce nom dans une ordonnance de l’archevêque de Tours. Avisseau a modelé plusieurs Vierges au serpent en terre cuite dans les années 1835-1842, toutes avec de légères différences qui en font des œuvres originales : taille adaptée au lieu, changement des poses, changement des attributs, vêtements et couleurs. Elles font référence à l’iconographie de l’Immaculée Conception mais sont nommées Vierge au serpent dans la littérature consacrée à Avisseau dès le début du 20e siècle. Cette Vierge rappelle deux autres Vierges au serpent d’Avisseau père, elles-mêmes en terre cuite l’une datant de 1835, conservée à l’abbatiale Saint-Pierre de Preuilly-sur-Claise, restaurée en 2015 ; l’autre de 1837, conservée dans l’église Saint-Antoine-du-Rocher, restaurée en 1992, inscrite au titre des Monuments historiques en 1993. La Vierge de Saint-Martin-le-Beau correspond à celles de l’artiste mais elle est non signée. La date de l’installation de cette Vierge au serpent n’est pas connue. Cependant, en 1842, le compte de budget de la fabrique mentionne une somme affectée à la construction de l’autel de la Vierge. (Isabelle Girard, CAOA37, extrait du compte-rendu CRPA, Tours, 21 novembre 2017).
Propriété de la commune
Inscrit au titre objet
2018/05/02 : inscrit au titre objet
AD37 : G 959 : archives de la paroisse de Saint-Martin-le-Beau, 1518 ; E-dépôt225/P2 : Budgets et comptes de la fabrique (1810-1864) ; 2 V 85 : inventaire de 1905 : article 8 : statue de sainte Barbe ; article 10 : statue de la Vierge (sur l’autel de la Vierge) ; article 26 : une statue de sainte Rose.
Dossier individuel
2020