Verrière (2)
Des bras du transept
Deux verrières des bras du transept : Apparition du Sacré-Coeur à sainte Marguerite-Marie Alacocque et Saint Roch dans la forêt
Normandie ; Manche (50) ; Isigny-le-Buat ; église Saint-Pierre
50256
Isigny-le-Buat
Le Mesnil-Thébault
Église Saint-Pierre
Bras sud du transept
Vitrail
Verre : peint
Baies jumelées et quadrilobes.
Apparition du Sacré-Coeur à sainte Marguerite-Marie Alacocque ; église : vue d'intérieur ; couvent ; IHS ; saint Roch pestiféré ; chevalier ; château ; chien
La verrière du bras sud représente un sujet en vogue à cette époque, l'Apparition du Sacré Coeur à la bienheureuse Marie Alacocque, qui venait d'être béatifiée en 1864. Le sujet ne laissant que peu de place à l'imagination, le maître verrier a campé la scène dans un intérieur d'église, dont une baie ouvre, à l'arrière plan sur un couvent abritant ses Soeurs. Dans le tympan figure le monogramme du Christ. La verrière du bras nord représente saint Roch : rentrant d'un pèlerinage à Acquapendente, ville des Apennins ravagée par la peste, le saint ressentit les premiers symptômes du mal. Il se retira alors dans une forêt pour y mourir seul sans répandre la contagion. Dieu fit jaillir une source qui lui permit d'étancher sa soif et lui permettre de s'alimenter ; chaque jour, le chien d'un seigneur du voisinage lui apporta un pain dérobé. Vêtu de ses attributs habituels, pèlerine, bourdon, gourde et panetière, ainsi que coquilles, saint Roch assis sur un rocher tend la main pour recueillir le pain que le chien s'apprête à lui donner. Un seigneur (le maître du chien ?), surgit de la forêt, accompagné d'un autre cavalier ; ils découvrent Saint Roch. Derrière eux, on devine la silhouette d'un château qui pourrait bien être celui du seigneur. Au pied du chien, coule une source à travers une plate-bande fleurie. Les épidémies de choléra de 1835 et 1854 furent à l'origine d'un renouveau passager du culte de saint Roch au 19e siècle, autrefois associé aux épidémies de peste.
Inscription ; date
Inscription et dates (sur la verrière de saint Roch) : A la mémoire de Charles Jean Guillaume Guérin, né au Mesnil-Thébault le 24 janvier 1796, décédé en cette commune le 1er janvier 1844 ; Donné par Mme Charles Guérin et Mr et Mme Albert Guérin et ses enfants, 5 mai 1889.
Guérin (donateur) ; Moisseron (donateur) ; Jouenne (donateur)
4e quart 19e siècle
1889
L'abbé Moisseron, arrivé au Mesnil-Thébault en 1885, fut à l'origine de la reconstruction de son église, les vitraux en étant la conséquence directe. L'église du Mesnil-Thébault fut en effet entièrement reconstruite en 1889-90, grâce à un généreux don de Monsieur Alfred Letourneur. Deux verrières furent commandées à Duhamel-Marette pour cette église, inscrites au mois de décembre 1889 dans le Livre de comptes. La verrière du bras nord du transept a été commanditée par la famille Guérin, celle du bras sud a été faite pour le compte de Monsieur Moisseron, curé de Mesnil-Thébault et de Mesdemoiselles Caroline et Marie Jouenne.
Propriété de la commune
Inscrit au titre objet
1996/12/06 : inscrit au titre objet
Fiche CAOA et photographie manquante à la MPP. Se renseigner auprès de la Conservation des antiquités et des objets d'art.
PAPIN-DRASTIK Ivonne, Chemins de traverse : Louis-Gustave Duhamel, un maître-verrier ébroïcien dans la Manche, Conseil général de la Manche, 2002, p. 86-88.
Dossier individuel