Tableau ; cadre
Tableau et son cadre : le roi Louis XVIII dans son cabinet de travail des Tuileries
Grand Est ; Meurthe-et-Moselle (54) ; Haroué ; château de Craon
54252
Anciennement région de : Lorraine
Château de Craon
PA00106043
Lieu de dépôt : Île-de-France, 78, Maisons-Laffitte, château de Maisons
Peinture
Toile (support) : peinture à l'huile ; bois : doré
Le roi est dans son cabinet, dans la même pièce que celle où travaillait l’empereur Napoléon Ier, au premier étage du palais des Tuileries, du côté du pavillon de Flore où s’est installée la cour de Louis XVIII, au coeur de Paris. La pièce est l’ancienne chambre à coucher de Marie-Thérèse d’Autriche. Il se présente en serviteur de l’État, en législateur bienveillant et responsable, décrit par les mémorialistes comme une figure d’« auguste lettré », serein et méditatif, en véritable père de la Nation. Il est vêtu d’un habit bleu « bourgeois » agrémenté de boutons dorés à fleur de lys et monogramme L. Seules les épaulettes dorées « à torsades flottantes » donnent un aspect militaire à cet habit. Il porte des bottes de velours choisies afin d’éviter que le frottement du cuir ne blesse ses jambes atteintes par la goutte dès 1804.
H = 288 ; la = 323
Lieu de provenance : Île-de-France, 93, Saint-Ouen, château
1er quart 19e siècle
1823
Le 2 mai 1823, le grand portrait du roi « méditant sur la charte », souvenir du 2 mai 1814, est dévoilé dans le grand salon du château de Saint-Ouen (PA00079960). Une fête réunit alors plus de 400 personnes pour cet anniversaire de la déclaration de Saint-Ouen qui garantit les droits et libertés acquises pendant la Révolution et de l’entrée de Louis XVIII dans Paris. En face du tableau prend place une grande plaque de marbre sur laquelle fut gravée cette inscription en lettres d'or : « Ici a commencé une ère nouvelle, le 2 mai 1814. » Véritable portrait manifeste, ce grand tableau, inédit par sa représentation du roi, non pas en costume de sacre mais comme un homme au travail au service de la Nation, est présenté au public au Salon de 1824 qui se tient alors au musée du Louvre. A l’été 1827, il est déplacé à nouveau au Louvre, le peintre Michel Marigny (1795-1849) ayant reçu commande d’une copie pour les appartements du roi aux Tuileries. Le château de Saint-Ouen est ouvert à la visite dès l’été 1823 et Madame du Cayla donne régulièrement des «billets» permettant d’accéder au grand salon devenu mémorial. Après la mort de la comtesse (1852), il reste en place, encastré dans les boiseries du grand salon, y compris après 1869, lorsque le mobilier quitte le château pour gagner le château d’Haroué. N’étant plus localisé à Saint-Ouen en 1886 (2e édition de la Correspondance du baron Gérard), il a sans doute été déplacé à Haroué après 1878, quand la princesse de Craon, fille de Madame du Cayla, loue le château à la société hippique qui inaugure l’hippodrome en 1880. Depuis le 9 décembre 2016, il est conservé au château de Maisons à Maisons-Laffitte. https://presse.monuments-nationaux.fr/view/pdf/2092911
Propriété de l'Etat
Classé au titre objet
2015/12/18 : classé au titre objet
CNMH du 01/04/2016. Classement d'office (décret du 2 juin 2016). Acheté par l'État le 31 octobre 2016.
DPOM 2007-1125
Un âge d'or des arts décoratifs, 1814-1848, Grand Palais, 1991, n°11
Dossier individuel
78358