Cloche
La Mutte
Cloche dite La Mutte
Grand Est ; Moselle (57) ; Metz ; cathédrale Saint-Etienne
57463
Anciennement région de : Lorraine
Cathédrale Saint-Etienne
PA00106817
Tour de la Mutte
Fonderie de cloches
Bronze ; bois
Les anses sont ornées de têtes humaines moustachues et barbues, coiffées d'une sorte de bonnet. En ce qui concerne le décor, la cloche et séparée en deux partie par une bande et deux paires de filets au milieu de la robe. Dans la partie haute se trouve du côté Est un groupe de huit blasons dont celui de la ville de Metz et du côté Ouest un groupe de cinq autres blasons dont les armes de France. Dans cette même moitié supérieure se voit encore différents décors religieux : Saint Michel terrassant le dragon, le Christ en croix entouré de la Vierge Marie et de saint Jean, les bustes de saint Pierre et saint Paul dans des médaillons, une représentation de la Vierge à l'Enfant, deux personnages nus (représenté deux fois) et enfin une représentation de trois personnages sous un arbre, scène qui pourrait être inspirée de l'histoire de Suzanne dans le Livre de Daniel de l'Ancien Testament. Dans la partie basse de la robe, du côté Est se trouve une grande croix sur un podium de quatre degrés. Cette croix est recouverte de rinceaux. De l'autre côté, une nouvelle croix sur un podium de trois degrés. Cette croix et les grés sur lesquels elle s'élève, sont faits par la juxtaposition de petits bas-reliefs rectangulaires dont certains se répètent plusieurs fois et d'autres sont posés verticalement. On peut y voir une crucifixion, le martyre de saint Etienne (patron de la cathédrale et de la ville Metz), la Vierge à l'Enfant, saint Michel terrassant un dragon et sainte Barbe (patronne du ys Messin), un évêque, saint Paul, un personnage déshabillé et saint Joseph. Le bas de la cloche est décoré par une série de filets.£
Oeuvre restaurée
Oeuvre restaurée en 2015 par l'atelier André Voegelé.
Inscription ; date
Autour du cerveau, une première frise fleurdelisée, en dessous une inscription sur trois lignes rappelant les circonstances de la refonte de la cloche : « du regne de henry IVe du nom roy de fran. et de na v. et soubz son heureuse protection tenat le maitre eshevinnat par lexpr nominatin de sa mate nicolas luquin la tresorerie comise a la probite de jacques praillon et guillaume remion ceste cloche refondue en ceste forme le 15 jour de juillet fut icy remontee pour lutilite publique ». le reste de la troisième ligne qui n'est pas occupé par le texte est rempli par des rinceaux. l'inscription suivante est répartie sur trois lignes mais décomposées en couplet de trois vers. cette inscription rimée indique les fonctions de la cloche. le début de chaque vers est précédé par une petite décoration, croix, rosette ou tête barbue : « le soing que donne au publique / le magistrat politique ma / remontee en ce lieu / do u so ubz le vieux nom de mutte / lors qun beau faict sexecute je / convoque a louer dieu / au jour assigne jappelle / pour la justice nouvelle / et pour les bans de trefonds / & dun son promt a merveille / je perce & porte a loreille / que ces actions se font / sy lennemi sur nous sarme / je rens par un ton dalarme / le peuple alerte et prudent / et si le feu dadventure en quelque endroit fait injure / jad verty de laccident ». le texte se termine également par des rinceaux. sur une des faces, de part et d'autre d'une croix, la date « en iulet 1605 ». la dernière inscription coure tout autour de la pince, il s'agit de l'antienne mariale du salve regina suivie du nom des fondeurs : «salve regina misericordie. vita, d ulcedo et spes nostra, salve ad te clamamus, exsules file hevae ad te suspiramus, gementes & flentes in hac lacrimarum valle eia ergo, advocata nostra illos tuos misericordes oculos ad nos converte et jesum benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende o clemens o pia o dulcis virgo maria & mes fodeurs ont este i duboys dict mable m sonoys i voitie n hutinet rains s fracois abelo iq ».
1er quart 17e siècle
1605
La cloche actuelle a été coulée en juillet 1605 par un groupement de plusieurs fondeurs. Elle remplace une cloche de 1574 qui était fêlée depuis plusieurs années déjà et que l'on avait essayé de réparer sans succès. La première cloche appelée Mutte semble avoir été coulée au début du 15e siècle et fut successivement fêlée puis refondue qu'à la cloche de 1605. Comme l'indique l'inscription qu'elle porte, elle est une cloche à la fois civile et religieuse et n'était sonnée qu'en de rares occasions bien définies. Sa dernière sonnerie en volée fut en 1919 à l'occasion du sacre de Monseigneur Jean-Baptiste Pelt comme nouvel évêque de Metz. Toutes les sonneries furent finalement supprimée pour des raisons de stabilité de la tour, jusqu'à ce qu'une campagne de mesure mette en évidence le fait que la sonnerie à la volée de la Mutte n'entrainait pas de désordre dans les maçonneries de la cathédrale. La seule précaution à prendre étant de ne pas sonner en même temps la Mutte et Marie, la grande cloche de la tour du Chapitre, et de ne pas dépasser un angle de volée de 45° lors de la sonnerie.
Propriété d'une association cultuelle (?)
Inscrit au titre objet
1990/12/31 : inscrit au titre objet
Arrêté n°90-DAD/2-198
Fiche et photo manquantes.
Dossier individuel