Description historique
Exécuté vers 1625. Provient de l'ancienne église saint Géry , démolie en 1792.Il avait été donné en 1650 par Jean Widebien, bourgeois d'Arras et par Marie de Douai sa femme. Disparu en 1915 Sources :1- Inventaire du peintre Philibert Bergaigne, 10 et 11 XII 1791 : dans cet inventaire il n'est question ni de l'église Saint-Nicolas-sur-les-Fossés, devenue église Saint-Jean-Baptiste, ni de l'église Sainte-Croix, ni de l'église abbatiale Saint-Vaast. [cote 2L Arras 207]. Eglise Saint-Gery : Descente de croix, tableau, original de Rubens (H 777 (p.400 de l'inventaire) : compte de la value et du revenu du buffet 1630-1631 : mises extraordinaires à Gossuin Spicker, peintre, pour plusieurs peintures achetées à la ville d'Anvers 114l.8s.), déposé au couvent des Capucins le 14 XII 1791. Eglise Saint-Nicaise : Descente de croix, d'après Rubens, déposé au couvent des Capucins le 23 XII 1791.2- Liste des tableaux destinés au museum dressée par le peintre D. Doncre, 12 X 1794) : on y trouve aucun tableau, ni pièces de mobilier provenant des églises Saint-Nicolas-sur-les-Fossés et Sainte-Croix [cote 2L Arras 207]. Sous l'intitulé Capucins n°245 : une Descente de croix, hauteur 96 ; largeur 70, original d'un élève de Rubens, retouché par Rubens lui-même, sans cadre, dim. 260 x 189. 3-Etat des tableaux choisis dans le dépôt d'Arras... pour servir à la décoration de la cathédrale de la dite ville. Linque, 19 juin 1802 [à cette époque c'est l'église Saint-Jean-Baptiste qui sert de cathédrale provisoire] : Une Descente de croix de Saint-Gery, grand tableau à cadre doré. Dans un document non retrouvé, publié par C. Le Gentil, Le Vieil Arras, p. 307, comportant la même liste de tableaux mais d'un jour postérieur (20 juin 1802) et indiquant que la destination des oeuvres est pour l'ensemble des églises d'Arras et non pour la seule cathédrale, on trouve les dimensions suivantes pour le tableau de Saint-Géry : 88 pouces sur 72 soit 238 cm x 195. Dans la littérature du XIXe s. : A. Brissy, Almanach d'Arras, 1863, p. 25 : La plus belle peinture de la ville. L'inspecteur des musées impériaux l'évalua lors de son passage à Arras à un prix fort élevé. Tous les artistes l'attribuent à Rubens et beaucoup la considèrent comme une de ses meilleures oeuvres ; C. Le Gentil, Notice sur les tableaux d'Arras, 1871, p. 38 : il l'attribue à Rubens. Tout porte à croire que cette toile est celle provenant de Saint-Géry. En 1885, dans une monographie consacrée à l'église Saint-Jean-Baptiste le même auteur revient sur l'origine du tableau en disant que celui-co provient peut-être de l'ancienne église Saint-Gery mais bien plus probablement de la chapelle abbatiale de Saint-Vaast (source : J.P. Blin, conservateur des Monuments historiques).