Monument funéraire
Monument funéraire de Jean de Wangen de Géroldseck-ès-Vosges
Monument funéraire de Jean de Wangen de Géroldseck-ès-Vosges
Grand Est ; Bas-Rhin (67) ; Marmoutier ; église catholique Saint-Etienne
67283
Anciennement région de : Alsace
Marmoutier
Église catholique Saint-Etienne
Transept
Sculpture
Grès (gris)
L'édicule scellé dans le mur se compose d'un tableau rectangulaire flanqué d'ailerons à volutes dissymétriques avec couronnement à fronton brisé dont chaque rampant est surmonté d'un putto allongé. La partie médiane du fronton sert de support au motif de couronnement. Sous le tableau, entre deux consoles sculptées, une inscription gravée sur le fond noir d'un cartouche à enroulement de cuirs. Le tableau lui-même s'encadre de deux pilastres à chapiteaux corinthiens ; leur fût est entièrement sculpté d'armoiries (quatre sur chaque pilastre). La scène sculptée s'insère sous un arc cintré.
Aigle ; lion ; pélican mystique ; Christ en croix ; orant, heaume ; ange ; guirlande : fruit ; volutes
La partie médiane du fronton est ornée d'une tête d'aigle ailée, qui sert de support au motif de couronnement : le Pélican nourrissant ses petits. Sous le tableau, deux consoles sont sculptées de mufles de lion feuillus grimaçants. Sous un arc cintré (tête d'ange ailée épousant chaque écoinçon), la scène sculptée représente deux défunts à genoux et orants au pied du Christ en croix. Un troisième personnage féminin représenté plus petit (Madeleine ou une fillette du couple) s'agrippe à la base de la Croix. A genoux sur un coussin, Jean de Wangen est revêtu d'une armure ; la tête de son épouse couverte d'une coiffe est restée intacte. Entre les défunts sont posés le heaume du chevalier et une tête de mort. Le Christ en croix n'est vêtu que d'un perizonium au mouvement virevoltant, comme la tunique des deux anges qui l'entourent recueillant le sang de ses mains dans des calices. Eléments du décor : têtes d'angelots ailées, guirlandes de fruits, volutes et motifs de cuirs.
Dimensions non prises.
Traces de peinture ; oeuvre mutilée
Oeuvre mutilée : Les mains et les pieds de Jean de Wangen ont été brisés, la tête est curieusement intacte. Les écus ont été bûchés, les personnages ici sont demeurés intacts.
Date ; inscription (gravée, latin) ; armoiries ( sculptées)
Inscription (gravée, latin) et date : JOHANNES DE WANGEN IN GEROLDSECK AD VOGASUM VIR SUA AETATE OMNI ARMORUM GENERE EXERCITATISSIMUS CUM DIU PRO PATRIA ET SUMMO PRINCIPE REM GESISSET, TANDEM PHUILIPPI PALATINI PERDUELLIONIS PARTES NON MINUS INFELICITER ELEGIT, QUAM PERTINACITER SECUTUS EST? A DIVO MAXIMILIANO PMO ES IMPERI PROSCRIPTUS GRAVISSIMO SE ET FAMILIAM VULNERE SANCIVIT. MORTUS EST ANNO XPI IN GAULA PASTRORIS EXTRA MUROS CASTRI WANGENBOURG, UBI ILLUM IPSIUSMET PRAEFECTUS ; ARCIS ADITU INTER LUSERAT : PROAVO HONORIS, POSTERITATI EXEMPLI CAUSA POSUIT G. HT A WABGEN ETC. ANNO 1623. ORATE PRO ILLIS. Armoiries (sculptées) : écus des familles alliées (quatre sur chaque pilastre)
1er quart 17e siècle
1623
Dans le transept sud figurent deux monuments élevé par le baron Georges Théodoric de Wangen au début du 17e siècle : celui de gauche a été érigé à la mémoire de son ancêtre, Johannes de Wangen in Geroldseck ad Vogasum, mis au ban de l'Empire par Maximilien Ier pour avoir suivi le parti de l'Electeur palatin Philippe ; il mourut dans la bergerie en dehors de son château de Wangenbourg où l'avait fait enfermer son propre intendant (Sigrist, tome II, p. 40). Par les éléments de son décor, ce monument porte encore des traces de polychromie et est datable de la première moitié du 17e siècle.
Propriété de la commune
Classé au titre objet
1999/04/14 : classé au titre objet
Sigrist abbé F., Histoire de Marmoutier
CAOA
Dossier individuel
2002