Jacquemart
Jacquemart de l'église Notre-Dame
Jacquemart de l'église Notre-Dame : Adam et Eve de part et d'autre de l'Arbre de la Connaissance, Tête de mort et masque du 'Lalli'
Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Rouffach ; musée du Bailliage, ancienne halle aux blés, dépôt de l'église Notre-Dame
68287
Anciennement région de : Alsace
Rouffach
Musée du Bailliage, ancienne halle aux blés, dépôt de l'église Notre-Dame
Grenier, en pièces détachées, bureau du maire
Sculpture ; ferronnerie
Bois ; fer : forgé ; bronze
Jacquemart de l'église Notre-Dame : statues d'Adam et Eve autour de l'arbre de la Connaissance, timbre avec marteau, tête de mort et masque du Lalli. Le jacquemart se compose des deux statues en bois d'Adam et Eve, aux bras et têtes articulées et disposées de part et d'autre de l'arbre de la connaissance (bois et fer) où s'enroule le serpent de bas en haut. Adam frappait les heures sur un timbre en bronze avec un marteau tout en tournant la tête vers la gauche, tandis qu'Eve lui tendait une pomme de son bras droit articulé, chacun dissimulant sa nudité avec des feuillages en tôle qui ont disparu. Au-dessus, un cadran à une aiguille indiquait les heures, surmonté de deux écus dont l'un aux armes de Rouffach. Au sommet de cet ensemble, une cage en forme de maisonnette abritait la tête de mort en bois peint, fixée à une plaque de tôle, peinte d'une tête de nègre coiffé d'un turban ; la tête de mort qui tournait sur un axe n'était visible que pendant la sonnerie des heures ; dans l'intervalle elle était cachée par la tête de nègre. A côté de cette tête, un masque grotesque appelé Lalli, coiffé de cheveux de crin, tirait une langue rouge, articulée pendant la sonnerie des heures. Sur le masque en tôle peinte, la polychromie est encore visible, plus particulièrement celle des yeux.
Adam ; Eve ; arbre ; tête : mort ; masque
H = 100 (Dimensions des statues)
Élément
Limite 15e siècle 16e siècle
Le groupe sculpté d'Adam et Eve, silhouettes assez courtaudes mais têtes témoignant d'une exécution plus raffinée, n'est pas sans évoquer certaines effigies d'Adam et Eve goûtant aux fruits de l'arbre, par exemple celles de Hans Wydyz au musée Historique de Bâle (début 16e siècle) ou du maître H. L., au musée des Augustins, à Fribourg en Brisgau (vers 1520). En revanche, il ne semble pas que ce thème se retrouve ailleurs en Alsace. Pour mémoire, le jaquemart de Benfeld 18e siècle se compose d'un chevalier et de la mort surmontés d'un buste. Jusqu'en 1855, ce jacquemart protégé par un auvent, était installé au sommet du gâble du portail ouest de l'église Notre-Dame. Il a probablement été posé là à la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle, après l'achèvement de la façade occidentale. Il a fait l'objet d'une restauration en 1596. En 1606, une nouvelle horloge est montée par un horloger de Munich. Lors de la remise en état de la rose en 1855, le jacquemart est déposé à la mairie ; il ne sera pas remonté, l'horloger Adam de Colmar ayant été chargé d'installer une nouvelle horloge à l'église.
Propriété privée
Classé au titre objet
2000/09/26 : classé au titre objet
Walter Thiébaut, Rouffach, son passé, ses curiosités, ses ressources, dans : La Vie en Alsace, 1928, p. 121.- Le Haut-Rhin, Dictionnaire des Communes, volume III, R-Z, Alsatia, 1982.- Dossier Inventaire Général 1997.- Dessin conservé au Musée de Saverne, signé Audiguier daté 1875.Spätgotik am Oberrhein. Meisterwerke der Plastik und des Kunstlandwerks 1450 - 1530, Karlsruhe 1970.
CAOA
Dossier avec sous-dossier
Tête (2)
PM68000784
2002