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Plateforme ouverte du patrimoine

tableau et son cadre : Vierge à l'Enfant ou Notre-Dame du rosaire

Désignation

Dénomination de l'objet

Tableau ; cadre

Appellation d'usage

Notre-Dame du Rosaire

Titre courant

Tableau et son cadre : Vierge à l'Enfant ou Notre-Dame du rosaire

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Savoie (73) ; Bourg-Saint-Maurice ; église Saint-Maurice-d'Agaune

N° INSEE de la commune au moment de la protection

73054

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Canton

Bourg-Saint-Maurice

Nom de l'édifice

Église Saint-Maurice-d'Agaune

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Sur le bas-côté est, mur est, de l'église.

Description

Catégorie technique

Peinture ; menuiserie

Matériaux et techniques d'interventions

Toile (support) : peinture à l'huile ; bois : taillé

Description matérielle

Cadre récent.

Indexation iconographique normalisée

Vierge à l'Enfant ; assis ; nuée ; angelot ; rosaire

Description de l'iconographie

La Vierge et l'Enfant en gloire, dans une nuée entourés de cinq angelots, tiennent chacun dans une main le saint rosaire.

Dimensions normalisées

H = 203,5 ; la = 142,3

État de conservation (normalisé)

Altération optique de la surface

Précisions sur l'état de conservation

Vernis jauni.

Inscription

Signature

Précisions sur l'inscription

Signature en bas à gauche : Cav. Marghinotti, nd.

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Siècle de création

Milieu 19e siècle

Année de création

1855

Description historique

Acquisition du 22 mai 1850 (délibération du Conseil municipal de Bourg-Saint-Maurice) : 1850, le 22 mai - demande de confection de deux tableaux considérant qu'il ne convient pas de laisser absolument dénué un monument comme la nouvelle église, surtout pour des objets propres à susciter des sentiments religieux et à porter à la dévotion et qu'il convient d'ailleurs de ne pas s'arrêter devant cette dépense d'ailleurs peu élevée mais même d'y ajouter. C'est pourquoi il arrête à l'unanimité, la dépense pour l'acquisition de deux tableaux au lieu d'un, tous deux de la dimension et du prix mentionnés en la délibération du conseil délégué du dix sept février dernier précité dont l'un dédié à St Joseph (PM73001246) comme en ladite délibération et l'autre à la Sainte Vierge (PM73001245). La somme sera portée au tit. 2 art. 9 du budget de 1850. L'église Saint-Maurice-d'Agaune fut construite dans un style néoclassique entre 1845 et 1852. La réception des travaux eut lieu en 1851 et l'église fut consacrée en 1852. Des lettres de l'artiste parlent de la réalisation de ces tableaux. En 1851, la Savoie est encore dans le royaume du Piémont-Sardaigne, et Marghinotti est le premier peintre sarde à avoir obtenu une célébrité en dehors du royaume. Ces deux tableaux sont les témoins intéressants de l'époque où la Savoie était sarde. Ils témoignent de la politique volontariste en faveur de l'ordre moral, garanti par la religion, notamment pour la période de règne de Victor-Emmanuel II. Ces oeuvres datent de la maturité de l'artiste. La Vierge à l'Enfant fut commandée en 1854. Marghinotti a signé le tableau cavalier Marghinotti car il reçut le titre de chavalier de l'ordre espagnol de Charles III de la reine Isabelle d'Espagne lors de son deuxième séjour à Madrid en 1854. On note une certaine proximité avec des modèles de Murillo que le peintre aurait pu voir en Esapgne. C'est une oeuvre de dévotion classique. L'esquisse ou dessin du projet du tableau de la Vierge au Rosaire est conservé aux Archives municipales de Bourg-Saint-Maurice. Cette esquisse accompagnait un courrier du syndic de Bourg-Saint-Maurice adressé depuis Turin au curé, daté du 1er février 1855. Le modèle du visage de la Vierge se réfère à l'allégorie de la Bonté du tableau de G. Marghinotti, Omaggio al re Carlo Felice prottetore delle belle Arti in Sardegna, 1830 ; celui de l'Enfant au Portrait d'enfant, conservé à la Pinacoteca Mus'a al Canopoleno, Sassari. Giovanni Marghinotti (Cagliari 1798 - Cagliari 1865), école italienne, peintre d'origine sarde, élève de Camuccini et Landi de l'Accademia di San Luca à Rome, portraitiste du roi Charles-Albert Pittore di camera di Sua Maesta, professeur de dessin et de peinture à l'Académie albertine de Turin, chevalier de l'Ordre espagnol de Charles III puis chevalier de l'Ordre des Saints Maurice et Lazare en 1856, il quitte le professorat turinois. De retour en Sardaigne, il produit à la commande de nombreux portraits de familles et de personnalités sardes, des sujets religieux influencés par les peintres romains du XVIIIe siècle, des sujets historiques dans le goût romantique, orientalistes et exotiques notamment sur le thème de l'indépendance grecque. Dès 1842, il peint aussi des scènes populaires sardes et des paysages naturalistes.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Typologie de la protection

Classé au titre objet

Date et typologie de la protection

2013/05/14 : classé au titre objet

Précisions sur la protection

Arrêté n° 025. Arrêté d'inscription le 12/05/2011.

Référence(s) de publication(s)

Casula, Cristina, Alma, Découverte à Bourg-Saint-Maurice, deux toiles inédites du peintre sarde Giovanni Marghinotti, in La rubrique des patrimoines de Savoie, n° 27, juillet 2011, p. 26-27. ; Vidonne, Pascale, Giovanni Marghinotti d'après les archives de l'église Saint-Maurice, La Rubrique des Patrimoines, n° 27, juillet 2011, p. 28-29.

Références documentaires

Cadre de l'étude

Dénomination du dossier

Dossier individuel