Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinetableau : Adoration des Bergers
tableau : Adoration des Bergers

Référence de la notice
PM78001766
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
18 septembre 2017
Date de dernière modification de la notice
10 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
tableau : Adoration des Bergers
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
tableau
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Yvelines (78) ; Rambouillet ; église Saint-Lubin
Canton
Rambouillet
Code INSEE de la commune
78517
Description
Domaine
Peinture
Catégorie technique
peinture
Matériaux et techniques d'intervention
toile (support) : peinture à l'huile
Description matérielle
Tableau avec cadre en bois doré.
Indexation iconographique
Adoration des bergers : angelot, Dieu le Père, nuée, paysage
Description de l'iconographie
Comme à Craches et à Orvilliers, nous sommes en présence d'une copie inversée du tableau de Guido Reni de la Pinacothèque de Brera à Milan, mais très agrandie et réinterprétée. L'oeuvre se compose de deux registres réunis par une couture. Le registre inférieur reprend la composition en cercle de Guido Reni, avec au centre, le groupe divin, mais l'artiste a rajouté un certain nombre de personnages, notamment de part et d'autre de la scène : un ange en adoration fait pendant à une jeune paysanne portant deux tourterelles. Il s'agit de l'ange annonciateur qui a alerté les bergers et les mages. Toutefois le message symbolique de Guido Reni est respecté : l'Enfant sera pasteur d'âmes, comme l'indiquent la houlette située contre son berceau, et le berger qui se profile à l'horizon, un agneau sur les épaules. Au registre supérieur, au-dessus de la couture, figure Dieu le Père entouré d'anges : s'agit-il d'un rajout ou d'une restauration ? Les angelots portant la banderole semblent indiquer qu'il s'agit plutôt d'une restauration, car ils sont de même facture que les personnages du registre inférieur. La représentation de Dieu le Père, par contre, ne paraît pas être de la même main. Nous nous éloignons ici des traditionnelles représentations de la Sainte Famille, mais il ne faut pas oublier que le 17e siècle voit naître en France de nouvelles congrégations religieuses, les Soeurs de la Charité, les Carmélites, qui vont contribuer à une dévotion nouvelle envers la Sainte Enfance de Jésus.