Tableau
Tableau : Procession de saint Charles Borromée pendant la peste de Milan
Île-de-France ; Yvelines (78) ; Saint-Germain-en-Laye ; église Saint-Germain
78551
Saint-Germain-en-Laye
Église Saint-Germain
Chapelle Saint-Charles-Borromée
Peinture
Toile (support) : peinture à l'huile
Saint Charles Borromée et les pestiférés de Milan
Cette scène se passe à Milan lors de la peste de 1575. Saint Charles Borromée, revêtu de vêtements épiscopaux, pieds nus, la corde au cou, parcourt les rues de sa ville épiscopale, une croix à la main, invoquant saint Cloud pour implorer la cessation du fléau. Les malades, femmes, enfant, vieillard, tentent de l'approcher et de le toucher. La présence de cette scène dans l'église de Saint-Germain-en-Laye s'explique par le fait que le saint était le patron du clergé de la paroisse de Saint-Germain.
H = 320 ; la = 150 (environ)
Signature ; inscription ; date
Signature (en bas à gauche) : STEP. BARTH. GARNIER ; inscription et date (en bas à gauche) : EX DONO (...) la comtesse Ve OGER 1828. La signature et la date sont placés plus au centre du tableau que le reste de l'inscription, peut-être ces éléments ont-ils été ajoutés à l'occasion d'une restauration ?
2e quart 19e siècle
1827
Commande (?) et don auprès du peintre Étienne Barthélemy Garnier (prix de Rome en 1788), en 1827, de Marie Lecomte, veuve en deuxièmes noces de Hermenégilde Oger, à l’église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye. Il est installé dans la chapelle Saint-Charles-Saint-Germain en août 1827. Le tableau s’y trouve toujours, sous une fresque d’Amaury-Duval (monographie, 2023). Cet artiste occupa une place de choix sous les régimes successifs de l'Empire, de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. On lui doit quelques décorations (le Louvre) ainsi que des sujets religieux, notamment à l'église de la Madeleine et à l'église de Saint Germain-en-Laye. Le mystère ("une paroissienne") laissé par le Mémoire (bibliothèque de l'Institut) et par la Notice est vite dissipé : on sait que Marie, veuve Lecomte, avait épousé, en secondes noces, Hermenégilde Oger, l’oncle maternel d’Étienne-Barthélemy qui s’était installé à Saint-Germain, où il meurt en mars 1806 et elle trente ans plus tard. La trace du don dans les archives de la paroisse, comme l’inscription portée sur le cadre, dissipent tout risque de confusion. La ville où se déroule l’épisode est clairement identifiée par la silhouette de la basilique Saint-Ambroise de Milan, d’où serait partie la procession. La scène semble se dérouler le premier jour de la procession, d’ailleurs l’incident, souligné par le geste et l’attention des femmes représentées au premier plan, semble encore récent. Les commentateurs du tableau se sont surtout attachés à son symbolisme, saint Charles Borromée, réformateur et missionnaire, ayant été "très souvent invoqué lors de la re-christianisation du pays, après la Révolution" (N. de Blic).
Propriété de la commune
Inscrit au titre objet
1994/05/04 : inscrit au titre objet
Fiche CAOA manquante à la MPP. Se renseigner auprès de la Conservation des antiquités et des objets d'art.
Christophe Huchet de Quénetain et Moana Weil-Curiel, Étienne Barthélémy Garnier (1765-1849), Paris, éditions Faton, 2023, 544 pages. Autres (issu des recherches de M. Weil-Curiel / Ch. Huchet de Quénétain) : ROUYERES, 1843, p. 43-44 ; DULON, 1897 ; FRANQUET DE FRANQUEVILLE, 1895, p. 191-192, n. 323 ; DE BLIC, [Bussière, Décamps éd.] 1997, p. 18 (repr. en couleurs).
Base des objets mobiliers des Yvelines, archives départementales, janvier 2017, n°43 ; Notice de l'Inventaire rédigée par Catherine Gueissaz en 1998. Mémoire… ( Paris, Bibl. Institut). Notice complétée grâce aux indications de Mme Moana Weil-Curiel.
Dossier individuel