Tableau ; cadre
Tableau et son cadre : Vierge à l'Enfant
Île-de-France ; Yvelines (78) ; Auffargis ; église Saint-André
78030
Rambouillet
Église Saint-André
Peinture ; menuiserie
Toile (support) : peinture à l'huile ; bois : taillé, ajouré ; verre
Cadre en bois sculpté à ouverture ogivale et écoinçons ajourés, avec verre de protection pour la toile.
Vierge à l'Enfant
H = 80, la = 63 (hors cadre) ; h = 99, la = 73 (avec cadre)
Signature ; date ; inscription concernant le donateur
Signature et date (en bas à droite) : JEAN BERAUD 1905 ; inscription (sur le cartel) : La Vierge à l'Enfant de Jean Beraud Don de la baronne Henri de Rothschild.
Weisweler Mathilde, dite : baronne de Rothschild (donateur)
1er quart 20e siècle
1905
Ce tableau a été offert en 1907 à l'église par Mathilde Weissweiller, femme d'Henri de Rothschild, alors maire de la commune. Peint par Jean Béraud, il est possible que les traits de la Vierge soient ceux de la baronne de Rothschild. Il s'agit de la première version de l'artiste, qui en exposera une seconde au Salon de 1906 sous le titre la Vierge (n°85). Cette seconde version, aujourd'hui conservée dans une collection particulière, comporte quelques différences avec celle d'Auffargis. L'orientation de la Vierge, le paysage en arrière-plan et le cadre dans lequel est insérée l'oeuvre ont été modifiés. Il s'agit des rares tableaux dans lesquels Jean Béraud illustre un sujet religieux. Jean Béraud est un artiste reconnu et indissociable du Paris de la Belle Epoque. De sa période de formation auprès de Bonnat, il hérite d'un graphisme énergique et d'une touche libre épaisse et colorée, qui caractérise sa première période de production. Entre 1875 et 1900, sa peinture alterne entre l'impressionnisme et un style plus personnel. La fin de sa carrière se traduit par une peinture plus caricaturale. Il commence dès 1873 les envois aux Salons et connaîtra un important succès jusqu'en 1889, bénéficiant d'une importante clientèle privée. Il participe à la fondation de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1890 et en assumera les fonctions de Vice-Président en 1893. A la fin du 19e siècle, Béraud entame une série de toiles religieuses alliant scènes bibliques et vie contemporaine (voir La Madeleine chez le Pharisien, 1891). Son oeuvre religieuse exposée dans les Salons jusqu'à la Guerre suscitera pourtant quelques polémiques : il est accusé de blasphème, ainsi que d'être démodé. Il restera malgré tout une personnalité des Salons et des cercles mondains de la République. Entre 1905 et 1914, épuisé, il abandonne progressivement les vues parisiennes et la mode et réalise de nombreux portraits.
Propriété de la commune
Inscrit au titre objet
2016/12/21 : inscrit au titre objet
Arrêté n°2016356.0002.
Fiche CAOA et photographie manquante à la MPP. Se renseigner auprès de la Conservation des antiquités et des objets d'art.
Base des objets mobiliers des Yvelines, archives départementales, janvier 2017, n°5795 ; Notice de l'Inventaire rédigée par Chantal Waltisperger en 1990.
Dossier individuel