Peinture monumentale (14)
14 peintures monumentales : scènes du second livre de l'Enéide
Nouvelle-Aquitaine ; Deux-Sèvres (79) ; Oiron ; château
79196
Anciennement région de : Poitou-Charentes
Thouars 1
Château
Galerie du premier étage aile François Ier
Peinture murale
Enduit : peinture à la chaux
Scène mythologique (cycle narratif, Pâris myth., Hélène, Iphigénie, Patrocle, Ménélas, Hector, Troie, cheval, Enée, Vulcain)
Ces quatorze scènes commencent par un prologue à la glore de François 1er puis une série de scènes illustrant l'histoire de Troie d'après Homère : l'assemblée des dieux, le jugement de Paris, l'enlèvement d'Hélène, le sacrifice d'Iphigénie, le combat de Patrocle, le bûcher de Patrocle, un combat, le combat de Paris et Ménélas, la mort d'Hector, le cheval de Troie, la fuite d'Enée, Vulcain forgeant les armes d'Enée, la descente d'Enée aux enfers.
Dimensions non prises
Oeuvre restaurée
Un panneau représentant le rameau d'or a été repeint au 17e siècle ; on peut voir aujourd'hui Hercule et les juments de Diomède .Première tentative de restauration en 1923 par l'entreprise Chauffrey. Nouvelle restauration entre 1952 et 1971 par Emile Rostain. Oeuvre restaurée en 2012 sous la direction de François Jeanneau, architecte des monuments historiques.
2e quart 16e siècle
Au tout début du 16e siècle, Artus Gouffier (vers 1472 - 1519) et son épouse Hélène d'Hangest, font construire en leur château d'Oiron une chapelle et une galerie pour fermer la cour vers l'Est. L'une et l'autre étaient prévues pour être à deux étages, malheureusement, Artus meurt sans avoir pu achever son projet. C'est son fils Claude Gouffier (1501 - 1570) qui prend le relais à partir des années 1540. Achevant le chantier lancé par son père, il fait construire l'étage de la chapelle où son fils Gilbert, né en 1553, est baptisé. Claude complète la galerie en faisant bâtir le premier étage qu'il fait décorer d'un prodigieux cycle de peintures murales sur le thème de la guerre de Troie. Les initiales de Françoise de La Brosse, épousée en 1545, visibles sur l'entablement extérieur du premier étage, ainsi que sur la cheminée de la galerie haute, les monogrammes des rois François 1er et Henri II représentés dans le cycle peint et l'épée de Grand Ecuyer accordée en octobre 1546, sculptée à l'extérieur sur la cheminée donnent de précieux jalons historiques sur la construction de la galerie haute et de son décor peint. Ce dernier a été attribué à Noël Jallier, artiste qui aurait signé le 12 juin 1550 une quittance de paiement, document signalé à la fin du 19e siècle par Benjamin Fillon et jamais retrouvé. Un incendie en 1627 détruisit la charpente de la chapelle, des travaux sont alors entrepris dans la galerie par Louis Gouffier entre 1627 et 1630 environ. A partir de 1680, de nouveau travaux sont entrepris par François d'Aubusson, duc de la Feuillade (1631 - 1691). A la galerie Renaissance, une nouvelle entrée est aménagée. La suppression de l'aile nord entraîna la modification des deux dernières travées de la façade ouest et du pignon nord. Les scènes peintes de l'extrémité sud et de l'angle nord-ouest sont reprises après le percement de nouvelles baies.
Propriété de l'Etat
Classé au titre immeuble
1923/10/02 : classé au titre immeuble
Immeuble par destination
SRI (727961X, 727964X A 727967X, 727971X A 727980X) ; SDMH (69303)
Dossier individuel
1979