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Plateforme ouverte du patrimoine

orgue de tribune

Désignation

Dénomination de l'objet

Orgue

Précision sur la typologie de l'objet - hors lexique

Orgue de tribune

Titre courant

Orgue de tribune

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Somme (80) ; Saint-Riquier ; ancienne abbaye

N° INSEE de la commune au moment de la protection

80716

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Picardie

Nom de l'édifice

Ancienne abbaye

Référence Mérimée de l'édifice

PA00116244

Description

Catégorie technique

Facture d'orgue ; menuiserie ; ébénisterie

Description matérielle

Interventions successives : Ricard 1731 / Frères Basiliens 1852, Séquiès 1925 / Roethinger, 1961, Plet 2005.

Dimensions normalisées

Dimensions non prises.

État de conservation (normalisé)

Bon état ; oeuvre restaurée

Précisions sur l'état de conservation

Oeuvre restaurée par les établissements Roethinger. Nouvelle intervention en 2006.

Historique

Lieu de provenance

Lieu de provenance : Picardie, 02, Chartreuve

Siècle de création

4e quart 17e siècle ; 1er quart 18e siècle ; 2e quart 18e siècle ; 3e quart 19e siècle

Année de création

1852

Description historique

L'ancien orgue de l'abbaye de Saint-Riquier disparaît en 1719 dans un incendie. Il est remplacé en 1731 par l'instrument des Prémontés de Chartreuve et agrandi. Le remontage de l'instrument a été assuré par le facteur Louis Labour.Ce même facteur reviendra effectuer des travaux en 1748. L'instrument de Chartreuve comportait déjà trois claviers et un pédalier. Les claviers manuels de grand-orgue et de positif (48 notes chacun) correspondent aux deux buffets actuels alors que les jeux du troisième clavier (écho de 25 ou 37 notes) sont placés derrière la console et se voient amputés de leur première octave grave. Une console « en fenêtre » est encastrée dans le grand buffet. Les traces laissées dans la partie postérieure du petit buffet montrent que les registres du positif étaient primitivement actionnés par des tirants placés derrière le dos de l'organiste. Le pédalier « à la française » avec ses « marches » embrassait une étendue assez variable sans comporter le premier ut dièse. Cet instrument, dont la composition exacte est inconnue à cause des remaniements et des transformations de l'instrument au cours du XIXe siècle, comportait une trentaine de jeux. Visiblement, seuls le corps central du buffet principal avec ses trois tourelles, ainsi que le positif, relèvent de l'esthétique Louis XIV. Les ailes concaves paraissent avoir été ajoutées, sur le modèle de Saint-Omer, en 1730-1731.À la Révolution, la conversion de l'église abbatiale en église paroissiale sauve l'édifice qui n'est pas vendu comme bien national pour être démoli. Avec lui, l'orgue est sauvé. En 1815, les frères Basiliens (communauté religieuse fondée par Joseph Leleu qui fut fusionnée en 1880 avec les religieux de Saint-Vincent-de-Paul) s'installent à Valloires. Déjà, en Belgique d'où ils venaient, certains membres de cette communauté s'étaient occupés de facture d'orgue. Une fois en France, ils continuèrent à donner divers soins aux instruments de la région. Ainsi, le conseil de fabrique, institué conformément à la loi du 8 avril 1802 et à l'arrêté du 29 avril 1803, fit appel à eux quand on apprit que certains frères avaient des connaissances en facture d'orgue. Un premier relevage est exécuté en 1824 puis des réparations sont exécutées en 1835 et 1836.Considérant que l'orgue est dans un état de délabrement et que s'il n'est pas réparé rapidement, il sera entièrement perdu, le conseil de fabrique décide, le 9 juillet 1852, de procéder à la reconstruction de l'orgue dont le devis de restauration s'élève à 4 700 francs et confie les travaux aux frères Basiliens. Les travaux comprennent la construction de deux nouveaux sommiers à registres pour le grand-orgue et le positif. L'étendue des claviers est étendue à 54 notes par l'ajout d'une quarte dans l'aigu. La division d'Écho est remplacée par un nouveau Récit expressif de 42 notes. Selon le goût de l'époque, la Fourniture et la Cymbale du grand-orgue sont supprimées et la vieille Trompette est remplacée par un jeu à anches libres, l'Euphone, fort prisé à l'époque romantique. À la fin du XIXe siècle, des travaux ont été exécutés par Salomon van Bever puis l'instrument est restauré par Antoine Séquiès, de Lille, en 1925. Après la Seconde Guerre mondiale, l'instrument a besoin d'un sérieux relevage. Le classement de l'orgue comme « monument historique », le 20 juin 1949, assure que la restauration sera exécutée, mais il faudra attendre l'arrivée des Auxiliaires du Clergé, en 1953, pour remettre le projet à l'ordre du jour. Ce n'est qu'en 1959 que, sur recommandation de Félix Raugel et du chanoine Manzoni, les travaux sont confiés à la maison Roethinger, de Strasbourg. D'un simple relevage initialement prévu, le projet s'élargit à la suite de la réception de nouvelles subventions et l'accès aux restes de l'ancien orgue romantique du Petit Séminaire. Ainsi, en plus du relevage et de l'amélioration de l'alimentation en vent, l'Euphone romantique du grand-orgue est remplacée par une Fourniture de 4 rangs. Le pédalier à la française fait place à un pédalier normalisé de 30 notes. Les jeux de pédale sont enrichis par l'adjonction d'une Soubasse 16'et d'une Bombarde 16'. L'orgue est inauguré le 27 août 1961 par Antoine Reboulot.Le buffet est classé « Monument historique » le 9 mai 1981. En 2001, le facteur Laurent Plet est chargé d'exécuter une restauration de l'instrument au coût de 460 000 euros. Les travaux durent trois années et nécessitent plus de 11 000 heures de travail. Les buffets (XVIIe et XVIIIe siècles) sont restaurés sur place et les travaux sont terminés en novembre 2004. Quant à la partie instrumentale, sauf le réservoir, elle est démontée et transportée dans les ateliers du facteur dans l'Aube. Les travaux sont terminés le 28 novembre 2005.L'orgue restauré est inauguré par Philippe Lefebvre le 16 juin 2006 (source : Université du Québec)

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Typologie de la protection

Classé au titre objet

Date et typologie de la protection

1949/07/26 : classé au titre objet ; 1981/05/09 : classé au titre objet

Précisions sur la protection

1949/07/26 : buffet classé au titre objet ; 1981/05/09 : partie instrumentale classée au titre objet

Référence(s) de publication(s)

Orgues de Picardie, Somme, Amiens : Assecarm, 1987 ; http : //www.uquebec.ca/musique/orgues/france/sriquier.html [en ligne, consulté le 14/06/2011]

Sources d'archives et bases de données de référence

Projet architectural et technique en 1999.

Références documentaires

Cadre de l'étude

Dénomination du dossier

Dossier avec sous-dossier

Partie constituante

Buffet d'orgue ; partie instrumentale de l'orgue

Références des parties constituantes étudiées

PM80001245 ; PM80001266

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Église, revers de la façade ouest
Église, revers de la façade ouest
© Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion RMN-GP
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Vue intérieure du portail ouest
Vue intérieure du portail ouest
© Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion RMN-GP
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Choeur et nef vers l'ouest
Choeur et nef vers l'ouest
© Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion RMN-GP
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