Ostensoir
Ostensoir-soleil
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Vaucluse (84) ; L’Isle-sur-la-Sorgue ; église Notre-Dame des Anges
84054
Isle-sur-la-Sorgue
Église Notre-Dame des Anges
PA00082048
Sacristie
Orfèvrerie
Argent : doré, ciselé au mat, ciselé au trait, estampage, fondu, ciselé, décor à la molette ; verre
Christ ; Vierge
La base de l'ostensoir repose sur des pieds qui joignent un motif d'acanthe à des volutes des griffes. Elle a la forme d'un cavet. Sur la terrasse du pied, deux médailles sont figurées. La médaille de l'avers représente le profil du Christ, tandis que celui du revers représente le profil de la Vierge Marie. Ils sont tous deux encadrés de deux ornements de style auriculaire, souligné d'une ligne de grènetis. Ces deux enroulements sont joints en bas par une feston de fleurs. Au-dessus, deux palmes en sautoir sont réunies par une feuille d'acanthe. Sur les côtés du pied, deux pampres s'épanouissent. Le registre principal du pied est décoré de deux médaillons historiés : l'un, sur l'avers, représente la Cène. L'iconographie est tirée de la peinture de la Cène de Philippe de Champaigne (1648, Musée du Louvre). Sur l'avers, est représenté l'agneau couché sur une croix posée sur le Livre aux sept sceaux. Sur les côtés s'épanouissent des épis de blé. Aux quatre coins, les quatre évangélistes sont représentés, assis, avec leur attributs. Le haut de la base est décoré d'une frise d'oves. L'ange de la tige est sculpté en pied, debout sur une nuées, sa jambe droite s'avance créant une constrapposto et accentuant le mouvement des plis d'une robe retenue sur la cuisse par une bouton. Il lève les deux bras en couronne. Cette iconographie est singulière dans l’œuvre de C.-E. Trioullier qui a l'habitude de présenter sur la tige des ostensoirs un ange désignant d'une main la monstrance et laissant l'autre bras reposé contre le corps ou replié. Cette dernière s'épanouit avec des faisceaux inégaux. En son centre, une nuée entoure la monstrance. Elle reçoit un décor d'étoiles à cinq branches et de tête de chérubins. Sous la monstrance, prennent place les symboles eucharistiques : des épis de blé et des pampres. Le cadre de cette dernière est souligné d'une ornement en rais-de-coeur. La croix sommitale est bicolore, elle présente une frise sur ses bords, elle est ornée en ses extrémités de palmettes en éventail enrichies de deux rosettes en leur base.
H = 111,5 ; la (soleil) = 52,5 ; l (pied) = 29 ; la (pied) = 20
Poinçon de garantie ; poinçon de titre de l'argent ; poinçon de fabricant ; inscription ; signature
Poinçon titre et garantie (tête de Minerve), gros ouvrage 1er titre Paris, 1838 : sur la bordure du pied, sur le manteau de saint Marc, sur la croix sommitale, sur la lunule (sur le coffre et le bouton de préhension). Poinçon de fabricant : sur le manteau de saint Mathieu, sur la bordure du pied, arrière du manteau de l'ange en ronde-bosse. Dans un losange vertical : C [burette] T, pour Charles Eugène Trioullier. Inscription et signature sur le revers de l'ostensoir, bordure inférieure du pied : PAROISSE DE LILLE VAUCLUSE / Vves (?) TRIOULLIER.
Milieu 19e siècle
1843 ; 1863
Ostensoir réalisé par l'orfèvre parisien Charles-Eugène Trioullier entre le 31 janvier 1844 et biffé le 10 octobre 1863. Napoléon III et la Grande Aumônerie ont souvent eu recours à cet orfèvre pour des dons aux paroisses françaises. La boîte d'ostensoir est conservée.
Propriété de la commune
Inscrit au titre objet
2020/09/28 : inscrit au titre objet
Commission régionale du patrimoine et de l'architecture du 03/02/2020.
Blandine Silvestre (conservateur des antiquités et objets d'art) : dossier de protection 2019.
Dossier individuel