Description historique
L’église Notre-Dame a probablement été fondée par l’abbaye de Vézelay. Viollet-le-Duc date le début de la construction de ce chef-d’œuvre du 13e
siècle de 1240. L’édifice est complété par un porche au 14e siècle.
L’église est inscrite sur la liste de 1840, et des travaux de restauration sont aussitôt entrepris par Viollet-le-Duc, qui dureront jusqu’en 1849. Comme à Vézelay, outre d’importants relevés et dessins, l’architecte dépose des éléments sculptés et constitue un dépôt lapidaire. Celui-ci sera
installé dans une maison proche de l’église au cours du 20e siècle, ce bâtiment étant avant tout le musée du site archéologique gallo-romain des Fontaines Salées, situé sur le territoire de Saint-Père. Mais, suite au transfert de propriété de ce site de l’État à la commune de Saint-Père, un projet de création de musée de site a vu le jour afin de présenter les seules collections gallo-romaines. Son aménagement a conduit à la fermeture du petit musée municipal, ce qui a posé la question du devenir des pièces médiévales et Renaissance. Les éléments lapidaires ont été inscrits par arrêté du 21 février 2018, à la suite de l’avis favorable
émis par la commission régionale du patrimoine et de l’architecture, qui a en outre souhaité une mesure de classement. En 2017-2018, la DRAC a aidé la commune à financer l’aménagement d’une grille permettant la fermeture d’une chapelle de l’église Notre-Dame, afin de présenter à
terme au public cet ensemble lapidaire.
La statue est visible sur un cliché ancien du portail principal de l’église, réalisé par l’architecte Émile Boeswillwald, mais elle pouvait alors provenir d’un autre endroit, car le culot porteur ne semblait pas en harmonie avec elle. Cet élément a été définitivement déposé lors des travaux
effectués par Boeswillwald en 1888-1899. L’abbé Pissier (ou Pisier?), auteur d’une monographie sur l’église au début du 20e siècle, mentionne que des travaux ont eu lieu sur le portail et que des statues mutilées ont été déposées. La dédicace de l’église à la Vierge explique également la présence de cette statue.
(source : extraits compte rendu présentation CNPA du du 6 février 2020, Michaël Vottero, CMH).