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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinetableau : L'Espérance
tableau : L'Espérance

Référence de la notice
PM95001323
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
9 novembre 2018
Date de dernière modification de la notice
10 novembre 2025
Mentions légales
(c) Monuments historiques
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
tableau : L'Espérance
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
tableau
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Val-d'Oise (95) ; Pontoise ; église Notre-Dame
Canton
Pontoise
Code INSEE de la commune
95500
Emplacement de l'œuvre dans l'édifice
nef, pilier nord-est
Description
Domaine
Peinture
Catégorie technique
peinture
Matériaux et techniques d'intervention
toile (support) : peinture à l'huile
Indexation iconographique
allégorie : foi
Description de l'iconographie
L'Espérance est représentée sous les traits d'une jeune femme brandissant un flambeau de la main droite et empoignant fermement de la gauche une cruche pour déverser de l'eau rafraîchissante sur les damnés prisonniers des flammes de l'Enfer. Cette figure, vêtue d'une longue robe aux draperies volantes, est mise en mouvement : elle marche sur la pointe des pieds pratiquement en apesanteur. Son visage, dépouillé de tout artifice, est tourné vers le Ciel pour implorer le pardon divin. Le jaune vif de son corsage rappelle la lumière céleste. La jeune femme s'impose ainsi comme une figure positive, à l'inverse de l'archange Michel qui, au moment du Jugement dernier, menace les damnés de son épée et les précipite, protégé par son bouclier, dans le feu ardent de l'Enfer. Dans l'angle inférieur droit, trois petits personnages nus, les mains levées au ciel, surgissent de la gueule ouverte d'un monstre aux dents acérées. Ils symbolisent les âmes souffrantes brûlant dans la gueule du Léviathan conformément aux représentations du Jugement Dernier diffusées entre le 16e siècle et le 18e siècle. A l'arrière-plan, du côté gauche, un petite porte donnant sur un jardin apparaît dans un léger flou atmosphérique. Elle assure l'équilibre des masses et pourrait symboliser la porte du Paradis. Le tableau s'organise autour d'une ligne de force en diagonale reliant, de gauche à droite, les éléments phares de la composition et d'une ligne d'opposition verticale entre la femme, fine et claire, et le monstre, massif et sombre. Cet agencement, savamment étudié, induit la supériorité du bien sur le mal.