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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineNature morte à la vielle
Nature morte à la vielle

Référence de la notice
000PE020393
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de mise à jour
16 septembre 2022
Crédits photographiques
© Lysiane Gauthier ;
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
Bx E 1188 ; Bx M 7196
Domaine
Dénomination
Titre
Nature morte à la vielle
Précisions sur l'auteur
Paris, 1724 ; Paris, 1793
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Genèse
oeuvre en rapport
Historique
Donnée à Chardin jusqu'en 1959 (cf. expo) l'oeuvre est attribuée par la plupart des historiens à Delaporte grâce à des comparaisons stylistiques avec des oeuvres connues et datées de cet artiste, notamment le ' Vase de lapis, sphère et instrument de musique ' (Paris, Musée du Louvre), son morceau de réception à l'Académie en 1763. Ph. Conisbee (Cf. bibliographie) propose le premier la date de 1760 généralement acceptée. Bien que n'ayant pas été un élève de Chardin, Delaporte, comme ses contemporains spécialistes de la nature morte, subit l'influence de ce maître, à son détriment d'ailleurs selon Diderot qui place Chardin au-dessus de tous. Certains motifs ou compositions de ce dernier comme ' Le pot d'abricots ' (1758, Toronto, Art Gallery Ontario) ou ' Instruments de musique avec un panier de fruits ' (1730, Collection particulière), sont repris par Delaporte ainsi que le souligne Ph. Conisbee (op. Cit.). Un tableau passe en vente le 14 février 1999 à Bergerac, attribué à N. Jeaurat de Berty est lui aussi très influencé par Chardin et pourrait presque être un pendant de notre tableau. La différence entre Chardin et Delaporte se situe dans l'attention de ce dernier à donner l'illusion de la profondeur, ici avec l'étagère dans l'ombre, ou encore sa précision dans le rendu des objets grâce à une touche unie inconnue chez Chardin. Sans proprement parler de vanité, les divers éléments de cette nature morte concrétisent cependant des aspects des plaisirs de la vie : le goût du jeu mais aussi le hasard du destin, les délices de la table avec les fruits, les plaisirs de la musique avec la vielle ; le livret de musique froissé, exprime le caractère éphémère de la connaissance humaine, dépositaire d'un savoir imparfait et incomplet. Le ruban bleu de la vielle, symbole à la fois du Ciel et de Marie, donne à la composition un sentiment religieux hérité des nordiques du XVIIème siècle pour lesquels les natures mortes étaient comme des offrandes à Dieu.' / B. de Boysson in Catalogue des peintures françaises du XVIIIème siècle au musée des Beaux-Arts de Bordeaux, 1999 (non publié) ; -
Localisation
Bordeaux ; musée des beaux-arts