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POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa sainte parenté
La sainte parenté

Référence de la notice
00130068151
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
10 juin 2013
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© BERTOLA
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
77.005.0.46 ; 77.R.2009.0053 (N° récolement) ; B 97
Domaine
Titre
La sainte parenté
Précisions sur l'auteur
Dürer : Nuremberg, 1471 ; Nuremberg, 1528 ; nationalité : Allemande
École (pays)
Allemagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1511
Historique
La présente image traite d'un sujet fort prisé à la fin du Moyen Âge dans les pays germaniques et néerlandais, celui de la Sainte Parenté. A l'instar de la Sainte Famille, datée de cette même année 1511, la scène est campée en plein air, sous de grands arbres. Assise au centre du groupe à côté de sa mère Anne plongée dans la lecture d'un psautier, la Vierge allaite l'Enfant, tandis que deux angelots à leurs pieds jouent de la musique, cornemuse et mandoline. Joseph, à gauche, porte une gourde à la main, tout à l'écoute de son voisin, vraisemblablement Joachim, le premier des trois maris de sainte Anne. Ils sont, en effet, tous représentés, ainsi que les trois filles -dont Marie-, issues de leurs unions. Le récit apocryphe du triple mariage de sainte Anne, figure dès le XIIIe siècle dans la Légende Dorée, mais ne suscite de véritable engouement qu'au début du XVe siècle. La tradition rapporte, en effet, qu'Anne ' a eu successivement trois maris : Joachim, Cléophas et Salomé. De Joachim elle eut une fille, la Vierge Marie, qu'elle donna en mariage à Joseph. Puis, après la mort de Joachim, elle épousa Cléophas, frère de Joseph ', dont elle eut une fille appelée Marie Cléophas, future mère de Jacques le Mineur, Simon et Jude. A la mort de son mari, elle épousa en troisièmes noces Salomé, dont elle eut une fille, Marie Salomé, la future mère de Jacques le Majeur et Jean l'Evangéliste. Les deux soeurs cadettes de la Vierge apparaissent d'ailleurs à l'arrière-plan, près de leurs pères respectifs. Cette réunion de la Sainte Famille, englobant sur trois générations les membres défunts et les membres vivants, pourrait sembler irréelle, pourtant l'harmonisation des vêtements et la solide présence des troncs d'arbres, donnent à cette représentation l'allure d'une scène de genre en pleine nature. L'absence de monogramme et la faiblesse du dessin de la Vierge, ainsi que de l'ensemble des mains, ont conduit certains historiens à mettre en doute l'authenticité de la gravure. Etant donné sa charge de travail en cette année 1511, Dürer avait pu concevoir le dessein original du bois, mais vraisemblablement avait dû confier la taille de la planche à quelque apprenti. (Anny Claire Haus)
Localisation
Strasbourg ; cabinet des estampes et des dessins