Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineNeuf enfants dansant et jouant de la musique
Neuf enfants dansant et jouant de la musique

Référence de la notice
00130101325
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
28 juillet 2014
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
SIFFER Florian
Crédits photographiques
© Mathieu Bertola, Service photographique des Musées de Strasbourg
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
77.002.0.26 ; 77.R.2011.0255 (N° récolement)
Domaine
Titre
Neuf enfants dansant et jouant de la musique
École (pays)
Allemagne
Anciennes attributions
Ancienne attribution : BEHAM Barthel (Nuremberg, 1502 ; Bologne, 1540)
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1530
Historique
Le Maître aux têtes de chevaux tire son nom de gravures ornementales qui font entrer des têtes de chevaux dans leurs motifs élaborés (Hollstein 9, par exemple). On pense que cet artiste anonyme a travaillé aux Pays-Bas au cours des années 1530, quoiqu'il présente de nombreuses affinités avec les petits maîtres allemands, tout comme ses contemporains hollandais Lucas van Leyden et Allaert Claesz (Jacobowitz et Stepanek, 1983, p. 302). De même que la scène de bataille du monogrammiste I.B., cette gravure a recours au format de la frise, qui suggère automatiquement une référence à l'antique et fournit un prétexte pour développer une composition incluant des figures de nus. Cette planche se rattache assez directement à une gravure légèrement plus grande gravée par Heinrich Aldegrever en 1535, Ornement avec des enfants dansant (Bartsch 252). Le Maître aux têtes de chevaux a copié Aldegrever au moins une fois (Ornement avec couple de Tritons, crâne sur la droite et sur la gauche, Hollstein 19, d'après Aldegrever Bartsch 260), mais dans le cas présent la parenté reste vague. Dans la planche d'Aldegrever représentant des enfants en train de danser, ceux-ci s'ébattent en formant une ronde au son du cor et d'un instrument recourbé. La gravure montrée ici possède un caractère plus érotique, du fait que les enfants (des garçons, pour autant qu'on puisse le dire) dansent en couples, accompagnés par une flûte, un tambour et une cornemuse. Le thème érotique est souligné par le choix des instruments (le son bourdonnant de la cornemuse, comme celui de la vielle, était associé à la luxure). Certaines autres planches de petits maîtres - telle la gravure de Maître I.B. datée de 1520 et décrivant une bacchanale, Enfants faisant la récolte du raisin (Bartsch 35, comme étant de Pencz)- campent de manière semblable des enfants dans un rôle d'adulte. Alors que l'attitude de la Renaissance envers les enfants demeure mal connue, ces planches confortent sans doute l'idée que les enfants sont des adultes en miniature, et que notre nature humaine, avec ses penchants au péché et à la vertu, est déjà présente dans l'enfance. (Stephen H. Goddard)
Localisation
Strasbourg ; cabinet des estampes et des dessins