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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineCaïn tuant son frère Abel
Caïn tuant son frère Abel

Référence de la notice
00130101383
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
30 juillet 2014
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
SIFFER Florian
Crédits photographiques
© Mathieu Bertola, Service photographique des Musées de Strasbourg
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
77.002.0.82 ; 77.R.2011.0288 (N° récolement)
Domaine
Titre
Caïn tuant son frère Abel
Précisions sur l'auteur
LEYDE : Leyde, 1494 ; Leyde, 1533 ; nationalité : Flamand, Néerlandais
École (pays)
Pays-Bas
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1524
Historique
Bien que Lucas de Leyde ne se soit jamais rendu en Italie, il n'échappa lui non plus à l'influence des nouveaux courants artistiques pour lesquels certains de ses contemporains, notamment Jan Gossaert, s'engagèrent à leur retour d'Italie. Des nouveaux idéaux de figures qui montraient un grand intérêt pour l'anatomie imposèrent de nouvelles normes. Les dessins et les estampes constituèrent le support pour leur diffusion. Elles n'ont pas manqué de stimuler aussi Lucas de Leyde. Les figures et la composition de Caïn tue Abel sont un des tous premiers témoignages attestant de son intérêt pour le nouvel idéal du corps en Italie. A côté de l'anatomie des muscles qu'il souligne ostensiblement et pour laquelle la scène de la lutte avec ses mouvements vigoureux se prêtait bien, la figure d'Abel rappelle de façon frappante la figure centrale d'Ananias dans la composition de Raphaël, La mort d'Ananias, que celui-ci avait créée pour les tapisseries de la chapelle Sixtine. Une variante inversée de la composition de Raphaël fut aussi diffusée par une gravure sur bois en clair-obscur d'Ugo da Carpi (B. XII, n° 27, p. 46) ainsi que par une gravure sur cuivre d'Agostino Veneziano (B. XIV, n° 42, p. 47). Une de ces planches a sans doute servi de modèle et d'inspiration à Lucas de Leyde. On suppose que la gravure sur cuivre Caïn tue Abel aurait servi de pendant à une autre de même format, Lamech et Caïn, également datée de 1524. Avec ce thème apocryphe rarement représenté, Lucas met en regard du fratricide l'histoire de l'aveugle Lamech qui tue sans le savoir le vieux Caïn d'une flèche dirigée par son fils Tubal Caïn. Ainsi le fratricide de Caïn ne reste pas non expié. En même temps, l'exemple de Lamech nous avertit contre l'action aveugle et rappelle la responsabilité de l'homme. (Michael Matile)
Localisation
Strasbourg ; cabinet des estampes et des dessins