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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineDavid victorieux de Goliath
David victorieux de Goliath

Référence de la notice
00130101387
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
29 juillet 2014
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
SIFFER Florian
Crédits photographiques
© Mathieu Bertola, Service photographique des Musées de Strasbourg
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
77.002.0.48 ; 77.R.2011.0278 (N° récolement)
Domaine
Titre
David victorieux de Goliath
Précisions sur l'auteur
LEYDE : Leyde, 1494 ; Leyde, 1533 ; nationalité : Flamand, Néerlandais
École (pays)
Pays-Bas
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1513
Historique
L'image du retour triomphal de David avec la tête de Goliath vaincu parmi les femmes de Jérusalem qui l'accueillent en musique confond deux narrations différentes de l'Ancien Testament. En fait, David ne fut pas célébré comme libérateur par les femmes de Jérusalem suite à sa victoire sur Goliath; cet événement eut lieu seulement plus tard, après la bataille victorieuse des héros (1er livre de Samuel 17. 41-51 et 18. 6-9). Pourtant Lucas n'a pas réalisé ici une image sortie de son imagination, il a manifestement tenu compte d'autres représentations de ce thème, telles qu'on les trouvait déjà aux Pays-Bas à la fin du moyen-âge dans la Biblia pauperum et qui en faisaient une préfiguration de l'entrée du Christ à Jérusalem. Un autre épisode de l'histoire de David avait déjà inspiré vers 1508 une des gravures sur cuivre les plus importantes de sa première période : David jouant de la harpe devant Saül (B. 27). Dans la composition qui nous intéresse, il renonce entièrement à l'acuité avec laquelle il caractérisait la psychologie des protagonistes de cette gravure antérieure. Quoiqu'il eût convenu au sujet du cortège triomphal, son propos n'est pas d'organiser une mise en scène riche en personnages et ornée de nombreux détails. Trois femmes musiciennes font face à David qui porte comme trophées la tête et l'épée du géant. On a l'impression d'une prise de vue instantanée, les gestes semblent figés dans l'instant et même la musique s'est tue. Les figures remplissent toute l'image, de sorte que tout rajout décoratif, comme un arrière-fond de paysage ou de la silhouette d'une ville devient superflu. A cette simplification des moyens artistiques mis en oeuvre, telle qu'on la constate dans cette phase de la création, correspond aussi ici le calme particulièrement sensible de la composition et les moments narratifs réduits à leur plus simple expression. Les bons tirages de la planche se distinguent néanmoins par un traitement différencié du clair-obscur qui, combiné avec le maniement délicat du burin, font tout le charme de cette planche. (Michael Matile)
Localisation
Strasbourg ; cabinet des estampes et des dessins