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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinePassion du Christ : Jésus présenté au peuple
Passion du Christ : Jésus présenté au peuple

Référence de la notice
00130101388
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
30 juillet 2014
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
SIFFER Florian
Crédits photographiques
© Mathieu Bertola, Service photographique des Musées de Strasbourg
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
77.002.0.80 ; 77.R.2011.0285 (N° récolement)
Domaine
Titre
Passion du Christ : Jésus présenté au peuple
Précisions sur l'auteur
LEYDE : Leyde, 1494 ; Leyde, 1533 ; nationalité : Flamand, Néerlandais
MULLER : Amsterdam, 1551 ; ?, 1628
École (pays)
Pays-Bas
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1521
Genèse
œuvre en rapport
Historique
Extrait de La Passion du Christ en quatorze parties. Jésus présenté au peuple. Suite à sa rencontre personnelle avec Dürer et aiguillonné par le succès que connurent à ce moment-là les gravures sur bois de ce dernier, le dialogue intense que Lucas de Leyde a engagé avec l'oeuvre d'Albrecht Dürer atteint son paroxysme en 1521. Cela est particulièrement frappant dans sa Passion du Christ de cette même année (B. 44-56) qui se rattache tant du point de vue du style que de la composition aux deux séries de la Passion de Dürer : la suite de gravures sur bois de 1509-1510 et la série sur cuivre de la période entre 1507 et 1512. Elle comprend quatorze planches de format in-8°. Alors que le langage pictural expressif et la concentration sur le moment représenté sont convaincants chez l'artiste de Nuremberg, on est confronté chez Lucas à toutes sortes d'autres interprétations par le biais de rajouts narratifs. Cela devient particulièrement évident dans La Déploration du Christ (cat. 122), où à l'arrière-plan les efforts pour éloigner l'échelle, de même que les figures entamées, menacent de marginaliser le thème central. Par ailleurs, les figures ont l'air plus animé, les raccourcis de perspective sont plus audacieux et les plis fluides des vêtements n'ont pas la rigidité qu'ont les bois du modèle. L'éclairage plus mesuré chez Lucas renonce aux effets tranchés de clair-obscur et ce faisant aussi à une certaine netteté des tirages. La comparaison entre les deux suites de la Passion, bien que la version de Lucas montre aussi des traits qui lui soient propres, se fit dès Vasari au désavantage de Lucas de Leyde. Vasari déplorait, comme de nombreux critiques après lui, la qualité insuffisante du dessin qui révèle ses faiblesses avant tout dans le peu de plasticité de l'espace et dans les éléments de l'arrière-plan traités comme des pièces rapportées. ('ma non già così perfetti nell'intaglio e nel disegno', Vasari-Milanesi [1561] 1906, V, p. 410). Les tirages de cette suite furent manifestement très populaires, vu qu'il en existe de nombreuses copies. Ces copies sont en règle générale faciles à reconnaître en raison des nombreux écarts par rapport à l'original. Toutefois, cela ne vaut pas pour celles réalisées par Jan Muller. Les copies faites vraisemblablement vers 1615 sont, comme le montre la comparaison avec les originaux, tant au niveau du format que du travail au poinçon, parfaites. Nous présentons ici les copies de Jésus devant le grand-prêtre Anne et de La descente aux Limbes. Même si cette première planche de la suite porte la signature de Jan Muller, beaucoup de ces copies figurent encore aujourd'hui comme des originaux de Lucas de Leyde dans les collections d'estampes. (Michael Matile) ; voir aussi : Jésus devant le grand-prêtre Anne (77.002.0.49), Descente aux Limbes (77.002.0.59)
Localisation
Strasbourg ; cabinet des estampes et des dessins