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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineNoces de village : Deux musiciens
Noces de village : Deux musiciens

Référence de la notice
00130101438
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
28 juillet 2014
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
SIFFER Florian
Crédits photographiques
© Mathieu Bertola, Service photographique des Musées de Strasbourg
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
77.002.0.43 ; 77.R.2011.0238 (N° récolement)
Domaine
Titre
Noces de village : Deux musiciens
Précisions sur l'auteur
BEHAM : Nuremberg, 1500 ; Francfort-sur-le-Main, 1550
École (pays)
Allemagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1537
Genèse
œuvre en rapport
Historique
Ces quatre planches sont à rapprocher par leur sujet des deux danses de paysans datées de 1522 et 1524 et gravées respectivement par Sebald et Barthel Beham. Elles font partie d'une série de vingt estampes décrivant différentes scènes de la vie paysanne exécutées par Sebald Beham en 1537 (R.A. Koch, 1978, Bartsch illustré, n° 166 (185) à 185 (190)). L'artiste reprit d'ailleurs en 1546 la plupart de ces motifs dans douze compositions plus complexes correspondant aux mois de l'année (R.A. Koch, 1978, Bartsch illustré, n° 154 [II] (178) à 165 [1] (184)). La juxtaposition de ces couples de paysans représentés dans des poses et des costumes variés, qui se répondent ou s'opposent évoque inévitablement la frise peinte quelques années plus tôt par Hans Holbein le Jeune sur les façades de la Haus zum Tanz de Bâle (Maison de la danse ; cat. exp. Bâle, 1988, pp. 102-104). Les scènes de la vie paysanne sont un sujet souvent traité depuis la fin du Xve siècle et selon des modes qui évoluent avec les mentalités. Le moyen Age tardif se se désintéresse du travail et de l'existence quotidienne des paysans, pour ne représenter que leurs fêtes, ce qui fonde la longue fortune de ce sujet dans l'art nordique jusqu'au XVIIe siècle : la perspective adoptée est alors le plus souvent moralisatrice, en écho aux critiques du clergé et de la bourgeoisie. La Renaissance marque une nette évolution de cette image qui acquiert une dignité nouvelle dans les gravures de Dürer. Les danses et les débordements dont elles sont l'occasion apparaissent ici moins comme les symboles d'un vice effréné que comme l'expression d'une joie de vivre à laquelle les humanistes devaient être sensibles. (Emmanuelle Brugerolles) ; voir aussi : Danse de paysans (77.002.0.46), Danse de paysans (77.002.0.44), Danse de paysans (77.002.0.45)
Localisation
Strasbourg ; cabinet des estampes et des dessins