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En 1899, son mariage avec Gabrielle Rodrigues-Henriques, fille d'Alexandre Bernheim, l'éloigne des Nabis. A partir de 1900, il participe de plus en plus souvent à des Salons prestigieux : de 1901 à 1909 au Salon des Indépendants, en 1903 au Salon du Champ de Mars et au nouveau Salon d'Automne dont il est un des membres fondateurs, jusqu'en 1909 à la galerie Bernheim puis à la galerie Druet, ainsi qu'à l'étranger. Dans les années 1903-1908, Vallotton se détache de tout mouvement d'avant-garde pour une peinture au réalisme cru, âpre, aux tons violents, aux formes massives, au dessin dur sans concession, austère. Vallotton a fait de nombreux portraits de sa femme (Musée National d'Art Moderne, v. 1904). Ici elle esquisse un sourire, mais laisse totalement partir ses yeux dans une rêverie intérieure. Le réalisme de l'artiste fait place à une peinture raffinée et poétique, qui à travers l'attitude du personnage, ouvre le champ à la méditation
Exposition
2000, Iwaki, musée des Beaux-Arts ; Osaka, Musée ATC ; Shimané, Musée départemental des Beaux-Arts ; Fukuoka, musée des Beaux-Arts, (No 49, repr. en coul.) ; 2001, Lyon, musée des Beaux-Arts: Marseille, Musée Cantini ,Le très singulier Vallotton, (No 40, repr. en coul.)
Bibliographie
Coustet R., Guide des musées d'Aquitaine, Bordeaux, 1997, (p. 46, repr. en n.) ; 'A la découverte des Musées de Bordeaux', in Bordeaux le magazine, février 1998, (p. 7, cité.) ; Ribemont F., 'Bordeaux, musée des Beaux-Arts : Acquisitions', in Revue du Louvre, n° 4, 1998, (p. 101, repr. en coul.) ; Coudert Alain, 'Province: musées puissance dix', in Arts actualités magazine, janvier 1999, n° 7 hors série, (p. 12-13, repr. en coul.) ; Beaudoin Anne-Cécile, 'Vallotton: la vérité toute nue', in Paris-Match, 5 avril 2001, (p. 71, repr. en coul.)