Description
Le personnage est posé sur un piédouche. Il est vêtu d'une toge à l'antique, la tête tournée vers la droite. Il figure un homme de 89 ans, émacié, au crâne dégarni. On connaît une quarantaine de bustes de Maggesi, réalisés entre 1833 (Victor Louis) et 1881 (Fieffé). L'étude de ce corpus permet de dire que le style et le travail du sculpteur n'ont pas évolué au fil des années. Tout au long de sa carrière, il est resté fidèle à un modèle: tête orientée vers l'un des côté, ressemblance avec le modèle, expression sérieuse sans sévérité. L'ensemble de ces caractéristiques est en place avec ce buste. De même, pour le choix de ses sujets, il a bénéficié de l'ambition de la bourgeoisie locale, désireuse de préserver son image pour la postérité. Marie-Noelle Maynard pense que le sculpteur affectionnait les bustes en marbre sur piédouche; cette oeuvre en est un nouvel exemple. Selon elle encore, Maggesi portait une attention particulière au traitement des visages, au point de rassembler une documentation sur le modèle sous forme de lithographies, ou de portraits peints qu'il pouvait acquérir si le sujet était décédé (Richelieu). Elle a ainsi rapproché les bustes connus de lithographies connues elles aussi, mais n'a cependant pas trouvé de correspondance concernant les commandes privées qui auraient permis d'établir avec précision sa méthode de travail. La donatrice, Mme Nicole Schyler, personnalité marquante du monde culturel bordelais pendant plus de 40 ans, fut présidente de l'association des amis des musées de Bordeaux et une collectionneuse éclairée. Ce don témoigne de sa passion pour les arts et de son investissement personnel quant à l'enrichissement des musées bordelais. (MCH)
Sujet représenté
portrait (Guestier Daniel, homme d'affaires, homme politique, homme, en buste)
Précisions sur le sujet représenté
Né à Bordeaux en 1855, petit-fils de Gabriel Guestier, officier de marine et huguenot. La famille Guestier dut quitter sa Bretagne natale pour se réfugier en Saintonge, en raison des persécutions religieuses. François Guestier, fils de Gabriel, et père de Daniel, s'établit à Bordeaux comme homme de loi. A l'âge de 14 ans, Daniel, fils cadet s'embarqua pour St Domingue. Riche d'un petit pécule, il y acheta une plantation de café et se lança dans le négoce en liaison avec Bordeaux. Pendant la Révolution, il achemina des armes vers les Etats-Unis où l'un de ses frères était installé. Il développa une petite flotille de goéletttes, força le blocus britannique, puis fit construire des clippers pour commercer avec l'île Maurice et les Indes. Associé à la famille Barton d'origine irlandaise, il développa le commerce du vin avec l'Angleterre. Il s'intéressa aussi à la navigation à vapeur sur la Garonne. Président de la Chambre de Commerce, il contribua à toutes les entreprises liées à l'embellissement et l'enrichissement de la cité. Il s'éteignit à 92 ans, laissant son fils Pierre-François à la tête de ses affaires;
Le personnage est posé sur un piédouche. Il est vêtu d'une toge à l'antique, la tête tournée vers la droite. Il figure un homme de 89 ans, émacié, au crâne dégarni. On connaît une quarantaine de bustes de Maggesi, réalisés entre 1833 (Victor Louis) et 1881 (Fieffé). L'étude de ce corpus permet de dire que le style et le travail du sculpteur n'ont pas évolué au fil des années. Tout au long de sa carrière, il est resté fidèle à un modèle: tête orientée vers l'un des côté, ressemblance avec le modèle, expression sérieuse sans sévérité. L'ensemble de ces caractéristiques est en place avec ce buste. De même, pour le choix de ses sujets, il a bénéficié de l'ambition de la bourgeoisie locale, désireuse de préserver son image pour la postérité. Marie-Noelle Maynard pense que le sculpteur affectionnait les bustes en marbre sur piédouche; cette oeuvre en est un nouvel exemple. Selon elle encore, Maggesi portait une attention particulière au traitement des visages, au point de rassembler une documentation sur le modèle sous forme de lithographies, ou de portraits peints qu'il pouvait acquérir si le sujet était décédé (Richelieu). Elle a ainsi rapproché les bustes connus de lithographies connues elles aussi, mais n'a cependant pas trouvé de correspondance concernant les commandes privées qui auraient permis d'établir avec précision sa méthode de travail. La donatrice, Mme Nicole Schyler, personnalité marquante du monde culturel bordelais pendant plus de 40 ans, fut présidente de l'association des amis des musées de Bordeaux et une collectionneuse éclairée. Ce don témoigne de sa passion pour les arts et de son investissement personnel quant à l'enrichissement des musées bordelais. (MCH)