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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLe Bon Samaritain
Le Bon Samaritain

Référence de la notice
00980001224
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
5 août 2009
Rédacteur de la notice
SEGURA Patrick
Crédits photographiques
© POUMEYROL
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
875.1.1
Domaine
Dénomination
Titre
Le Bon Samaritain
Auteur
Précisions sur l'auteur
RIBOT : Saint-Nicolas d'Attez, 1823 ; Colombes, 1891
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Théodule Ribot a été tenté à plusieurs reprises par ce sujet tiré de l'Evangile de Luc ( X, 30-37 ). En effet, il en a exposé une première version au Salon de 1870 ( conservée au muséed'Orsay ) . Par ailleurs, le musée des beaux-arts de Pau a pu acquérir en 2005 sur le marché de l'art parisien une étude brillante du même thème.
A dire vrai, le choix de cette iconographie ne surprend pas chez cet artiste et reflète au contraire son cheminement esthétique. En effet, s'il a d'abord fréquenté l'atelier d'Auguste-Barthélémy Glaize ( 1807-1893 ), c'est surtout son intérêt pour l'art de José de Ribera ( 1591-1652 ) et plus tard des Hollandais qui a retenu l'attention. Or, le thème du bon Samaritain, très proche dans sa formulation plastique de celui de saint Sébastien soigné par sainte Irène - sujet que Théodule Ribot avait traité dès le Salon de 1865 -, s'inscrit complètement dans le répertoire caravagesque. Cet attrait pour Ribera, alors que l'art espagnol connaît une grande faveur et, indirectement, pour le caravagisme napolitain, se complète d'un mimétisme technique qui stupéfiait ses contemporains. Il est vrai que l'artiste ' triture ' la pâte avec une énergie peu commune et semble modeler les volumes comme un sculpteur.
Le Bon Samaritain est sans nul doute un splendide exemple de ce talent, libre interprétation de l'art de Ribera. Cette toile a souvent été rapprochée d'une oeuvre de même sujet ( coservée au musée des beaux-arts de Rouen ) autrefois attribuée à Ribera et donnée désormais à Luca Giordano (1634-1705).
La comparaison est sans doute utile, en particulier par rapport aux éclairages fortement contrastés, mais elle révèle surtout une forme d'intériorité propre à Ribot. Nulle ' poétique de l'horrible ' ici, les plaies du voyageur sont à peine évoquées; plutôt un silence apaisé et recueilli que les yeux mi-clos de l'enfant nous invitent à partager. N'est-ce point-là une méditation à rapprocher des plus hautes créations de Valentin de Boulogne, autre grande figure de la peinture caravagesque? (GA. Catalogue peinture du XIX ème siècle.)
Localisation
Pau ; musée des beaux-arts