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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLe Giaour, étude
Le Giaour, étude

Référence de la notice
00980004706
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
27 mars 2009
Date de mise à jour
26 novembre 2024
Crédits photographiques
POUMEYROL
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2007.3.1
Domaine
Dénomination
Titre
Le Giaour, étude
Auteur
Précisions sur l'auteur
WAPPERS : Anvers, 1807 ; Paris, 1874
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1830
Historique
Demeurée à l'état d'ébauche, cette oeuvre de format modeste impressionne par la densité du regard comme halluciné qui habite le héros de la célèbre nouvelle de Byron.
En effet, Gustave Wappers s'est inspiré d'un passage des contes orientaux que le poète, défenseur de Missolonghi, a publié en 1814 sous le titre The Giaour, a fragment of a Turkish Tale. Byron y raconte les amours contrariées et malheureuses de Leila, favorite du pacha Hassan, avec un croisé que les musulmans ont surnommé le Giaour. Ayant appris qu' Hassan avait fait noyer Leila, le Giaour s'apprête à la venger en provoquant le pacha en duel. Ce thème, éminemment romanesque a naturellement séduit les peintres au premier rang desquels Eugène Delacroix qui a traité à plusieurs reprises le combat du Giaour et du pacha. Gustave Wappers préfère, tout comme Ary Scheffer, autre compatriote de l'Europe du Nord, s'attarder sur le moment précédent l'affrontement. L'atmosphère recueillie, on distingue sur la gauche un autel avec des moines en prière, accentue l'impérieuse et froide détermination du Giaour qui, redevenu soldat, mûrit sa vengeance.
Puissamment brossée, cette étude sur bois garde trace d'une forme de fébrilité de par la nervosité de la touche qui sied parfaitement à l'ambiance. Le jeu violent des contrastes entre ombres et lumières contribue également à la transcription du drame. La présence d'un repentir au niveau de l'index de la main droite permet par ailleurs de suivre les hésitations de l'artiste qui a finalement simplifié le geste du Giaour.
Par son sujet comme par son traitement, cette oeuvre, datable des années 1830, rappelle avec force que Gustave Wappers a été sans doute l'un des porte-étendards les plus talentueux du Romantisme en Belgique. (GA. Catalogue peinture du XIXe siècle, 2007.)
Localisation
Pau ; musée des beaux-arts